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WAP-Burundi contre la déclaration du mouvement de solidarité des femmes de l’EAC

Women in Action for Peace in Burundi (WAP-Burundi ou collectif  des Femmes en Action pour la Paix au Burundi) s’inscrit en faux contre la déclaration du mouvement de solidarité des femmes de l’EAC.

Dr Christine Niyonsavye, vice-présidente de WAP-Burundi

24 février à Entebbe. Dix femmes de la sous-région dont cinq Burundaises vivant à l’étranger sortent une déclaration dans laquelle elles se disent entre autres « inquiètes des pertes en vies humaines, déplacements massifs, disparitions des gens, tortures et violences sexuelles faites aux femmes et filles ». Les dix femmes se disent inquiètes aussi  de « l’inaction des autorités burundaises sur ces grandes violations des droits humains ». Enfin, elles expriment aussi leurs soucis au sujet de la médiation dans le dialogue inter-burundais: « Nous sommes  inquiètes  du fait que ce processus n’est pas en train de traiter des questions urgentes pour la négociation de la paix et ainsi stopper la violence ».

27 février. Rejet de cette déclaration, d’abord par le  Forum National des Femmes et ensuite par l’ambassadrice du Burundi aux Pays-Bas, Vestine Nahimana. Aujourd’hui le 2 mars, c’est le tour  WAP-Burundi d’enfoncer le clou.

Dans sa déclaration, la vice-présidente de WAP-Burundi, Dr Christine Niyonsavye martèle que la déclaration des dix femmes de l’EAC est « une démarche délibérée de torpiller le processus de dialogue en cours et de décourager le mouvement de retour volontaire des réfugiés ».

Pour WAP-Burundi, la déclaration des dix femmes est « une insulte et un affront à l’endroit de toutes les femmes, majoritaires au Burundi ». Bien plus, WAP-Burundi se dit « profondément affligée » de constater que les Burundaises signataires de cette déclaration sont des « femmes au passé obscur, impliquées  dans la crise qui vient de secouer le Burundi , notamment dans l’encadrement et le soutien de l’insurrection violente qui a coûté la vie à plusieurs burundais et emporté des biens d’honnêtes citoyens, laquelle insurrection a culminé en tentative de renversement des institutions démocratiquement élues ».

« Génocide,  vocable emprunté »

Dr Niyonsavye écarte tout risque de génocide imminent tant chanté par des associations comme celle des dix femmes de l’EAC. « Le génocide n’est qu’un substantif  d’emprunt, non sensé dans  un pays comme le Burundi  qui est sur la voie de réconciliation et de mise à jour de la vérité à travers la Commission Vérité et Réconciliation qui est aujourd’hui à une étape importante ».

WAP-Burundi  recommande au pays de la  sous-région de décourager « la campagne de calomnie et de diabolisation du Burundi » par des associations comme celle du mouvement de solidarité des femmes de l’EAC. En plus, Dr Niyonsavye exhorte les instances judiciaires et organes internationaux compétents d’arrêter et de traduire en justice les auteurs des délits et crimes commis au Burundi. Enfin, elle demande aux  organisations internationales de cesser de disperser les fonds dans des organisations qui se déclarent apolitiques « alors qu’elles pilotent des groupes qui perturbent la paix et la sécurité du Burundi ».

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