Économie locale, Transports

Avec Albert Maniratunga, l’Otraco rêve déjà de concurrencer les transports privés

Lutte contre la corruption,  adhésion en   février à l’Union Internationale de Transport Public (UITP) : deux grandes réalisations du Directeur Général de l’Office du Transport en Commun (Otraco) qui désormais peut rêver des lendemains qui chantent pour sa boîte.

Otraco: une boîte désormais bien gérée, si l’on en croit son DG, l’ancien patron de l’Autorité de l’aviation civile au Burundi, Albert Maniratunga. « A mon arrivée à l’Otraco, la corruption battait son plein notamment dans  la délivrance du certificat de contrôle technique  des véhicules.  Ma première action fut de faire de mon mieux  pour bloquer la fuite des revenus de cette institution ».

Selon le DG  Maniratunga,  le résultat  est le nombre de véhicules qui passent le contrôle technique est passé de la vingtaine à deux cents par jour. « Le service de contrôle technique est le meilleur générateur des revenus de l’Otraco », ajoute M. Maniratunga, satisfait. Une recette pour arriver à lutter contre la corruption : la délivrance du certificat de contrôle technique désormais conditionnée à la présence physique de l’automobile et de  la personne qui présente sa carte rose. Si le résultat son déjà satisfaisants, le DG est optimiste qu’ils le seront davantage  avec une mesure encore à l’étude portant l’uniformisation du certificat de contrôle technique pour en faire un document inimitable.

Ambition de concurrencer le privé

Albert Maniratunga rappelle que l’Otraco a adhéré  en   février à l’Union Internationale de Transport Public (UITP), une option à forte valeur ajoutée : « Avec l’entrée du pays dans l’UITP,  nous  allons minimiser les dépenses et augmenter les recettes pour que l’institution achète lui-même de nouveaux bus car le Burundi ne comptera pas éternellement sur  la coopération  japonaise ».

M. Maniratunga peut se permettre de rêver à l’Otraco bien restructuré et capable de concurrencer le secteur privé : « Dans un plan  quinquennal, l’Otraco va afficher une nouvelle image et profitera de ses bus de bonne qualité pour concurrencer les transports privés ».

2 Comments

  1. Jean-Marie

    Courage, la corruption est le virus qui ronge tous les services

  2. Le transport public est l’un parmi les business qui génèrent bcp d’argent. Ce qui avait manqué à l’OTRACO était un leader patriote. Bravo à Monsieur Maniratunga, j’espère que je ne verrai plus un bus déchirant mon pantalon du fait que ses sièges sont usés alors que le certificat de contrôle technique montre que tout est OK.
    Une autre chose c’est le paiement des bagages sur les bus venant de l’intérieur: pour un bagage de 15Kg, sur un bus le convoyeur OTRACO te fait payer 1000 à 2000 Fbu alors que même chez les privés il existe un minimum de kilos qu’on ne doit pas payer. On ne conteste pas le paiement vu qu’on donne des tickets, mais il faut permettre ce minimum et/ou fixer un montant par kilos pour abandonner les pratiques actuelles de faire payer des petits bagages à l’aveugle.

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