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Tatien Sibomana : « Le récent rapport de l’ONU n’est pas un leurre »

Le porte-parole de « l’Uprona de l’opposition » soutient le rapport dans lequel le Secrétaire Général de l’ONU se dit inquiet d’un éventuel quatrième mandat que voudrait briguer le président Nkurunziza, un rapport qui assimile les Imbonerakure à une milice.

Tatien Sibomana, porte-parole de « l’Uprona de l’opposition »

Sur la question d’un probable  quatrième mandat de  Pierre Nkurunziza, cet élu de la coalition des indépendants Amizero y’Abarundi mais qui n’a pas voulu siéger à l’Hémicycle de Kigobe trouve que le rapport du Portugais Antonio Guterres ne manque pas de fondement: «Pierre Nkurunziza  a effectivement fait allusion à ce probable mandat dans sa conférence publique de fin d’année à Rutana », rappelle M. Sibomana.  Et d’ajouter: «Quand Nkurunziza dit qu’il ne décevra pas le peuple  si celui-ci  lui demande  de  se représenter pour un quatrième mandat, on sait de quoi il veut parler! »

Pour Tatien Sibomana , « quand on regarde ce que fut l’entêtement de Pierre Nkurunziza à  briguer le troisième mandat en violation de l’Accord d’Arusha et de la Constitution, quand il veut justement réviser la Constitution pour enrayer tout obstacle constitutionnel auquel il s’est heurté en 2015 et cela en cours de son mandat illégal, il ne serait pas superflu de penser qu’il se prépare à briguer un quatrième mandat ».

Au sujet de l’assimilation des Imbonerakure  à une milice, Tatien Sibomana trouve que cette  dénomination n’est pas exagérée. «  La question des jeunes Imbonerakure assimilés à une milice est pendante depuis que le CNDD-FDD est au pouvoir ». Et pour preuve, selon lui : les différentes manifestations, les différents actes du ressort de la justice, de la police et de l’administration auxquels s’adonne cette jeunesse.

One Comment

  1. En quoi le quatrième mandat au début du ” troisième mandat” doit-il préoccupé le Secrétaire de l’ONU pendant qu’il ne dit rien au 7ème mandat et aux mandats illimités dans les pays se trouvant sur le même continent que le Burundi ? C’est seulement le Burundi qui l’intéresse ? Le problème des mandats relève -t-il de la compétence de l’ONU ? L’ONU a-t-elle une cour constitutionnelle pour gérer les mandats des pays membres ?
    Quand les Américains ont permis à Franklin Delano Roosevelt de faire quatre mandats au lieu de deux, cela n’était-il pas le choix des Américains ? Cela voudrait-il dire que les Américains étaient d’accord à 100% ? Je ne pense pas. Si Monsieur Tatien Sibomana burundais ou un étranger ont un avis contraire pour une situation donnée, cela annulerait-il ce que tous les autres Burundais pensent au point que l’ONU en soit préoccupée ?
    Les Burundais ont-ils le droit de choisir ce qu’ils veulent sans être pointés du doigt par quelqu’un ?
    Pris isolement, chaque Burundais a les droits de l’homme que les organisations internationales défendent farouchement quand le Burundais se met de leur côté ; mais pris ensemble comme peuple les droits des Burundais disparaissent et leur décision n’a pas de valeur. Ainsi un rapport d’une personne annule les droits de tous les autres.
    La plus grande crise qui pointe à l’horizon, qui fera plus de ravages que le monde n’a jamais connus est la crise de confiance générale: l’absence totale de la vérité c’est à dire les ténèbres quand personne ne croira en personne. Le mensonge ne doit pas se trouver dans une organisation (ONU) qui dirige le monde. Si le mensonge est placé au sommet du monde, peut-on encore demander aux pays membres d’être dans la vérité, telle qu’organisation des élections libres, transparentes, crédibles etc. ?
    L’ONU devrait veiller et ne considérer que ce qui est vérifié: la Vérité.

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