Économie locale

PARCEM : « L’économie du Burundi est à la traîne en Afrique »

Les pays africains en crise politique dont le Burundi sont  toujours situés  dans la même catégorie et en bas du classement selon le niveau de développement et le seuil de pauvreté de chaque pays.

Faustin Ndikumana, délégué général de l’association Parole et Actions pour le Réveil des Consciences et Evolution des Mentalités (PARCEM)

Avec moins de 300 USD par an et par habitant, le Burundi se classe 53ème sur 54 pays avant le Soudan du Sud – l’autre pays à PIB inférieur à 300 USD- si l’on se réfère au principal indicateur de base utilisé pour savoir le niveau de développement d’un pays mais également son seuil de pauvreté : le PIB par habitant. C’est ce qu’a indiqué Faustin Ndikumana, délégué général de l’association Parole et Actions  pour le Réveil des  Consciences et Evolution des Mentalités (PARCEM),ce mardi 28 février dans une conférence de presse à Bujumbura.

M. Ndikumana fonde ses propos sur une analyse du classement économique des 54 pays africains  fait par des experts-analystes et économistes africains. Ce classement annuel est établi après étude et analyse du niveau de développement et le seuil de pauvreté de chaque pays. L’étude porte sur trois secteurs principaux dont le secteur économique et le secteur des finances.

Dans le classement global suivant les  indicateurs économie, bonne gouvernance, stabilité des institutions et démocratie, le Burundi est classé dans le groupe des cinq derniers pays avec Erythrée, Somalie, Soudan du Sud et Centre Afrique.

Un point commun pour ces pays : « Ce sont des pays plongés dans des  crises politiques interminables ».

Situation est allée decrescendo au fil des années

Selon toujours Parcem, le seuil de pauvreté au Burundi s’élargit année après année. Alors qu’en 1992, le nombre de pauvres était estimé à 30 %, il est passé à plus de 70% en 2016. « Et les pauvres s’excluent progressivement, n’accèdent pas au marché économique classique comme le travail, les services, le marché financier et monétaire ».

Comme solution pour le redressement de l’économie, l’expert analyste économiste M. Ndikumana trouve que le gouvernement devrait  prendre le devant pour stabiliser le pays afin de faire face aux conséquences de la crise politique pour faire avancer le pays. « Le gouvernement du Burundi doit se défaire de l’étiquette pays en crise politique pour devenir fréquentable et renouer les relations avec tous les partenaires économiques et financiers. »

Autres solutions : mise en place des stratégies de réforme et des infrastructures, la priorisation des secteurs clés dont l’énergie, l’éducation, la santé et les programmes de développement internationaux tel que les CSLP I et II.  Bien plus, les institutions devraient être centrées sur la lutte contre la corruption et l’impunitéLe Burundi doit aussi avoir une vision et l’appliquer.

2 Comments

  1. Ntahitangiye

    Toutes ces analyses théoriques sont des discours pouvant être orientés politiquement.
    Plus de 90% des richesses mondiales appartiennent à une cinquantaine de personnes. Cinquante personnes sur plus de sept milliards de personnes. Là on fait quelle analyse d’indice de pauvreté pour les sept milliards d’individus ?

  2. Oscar Ninteretse

    Selon l’article ci-dessus, l’auteur indique que le nombre de burundais pauvres est passé de 30% à 70% entre 1992 et 2016.

    Faut-il rappelé ici que c’était la triste période du déni de la démocratie naissante au Burundi. Tous les espoirs que promettaient l’élection de feu Ndadaye Melchior ont été anéantis. Son assassinat brutal par l’armée monoethnique de l’époque a été suivi d’une longue guerre que les initiateurs veulent malheureusement ramener.

    Il est probablement injuste d’imputer cet état de choses au gouvernement actuel que ceux qui ont assassiné Ndadaye veulent reverser. N’oublions pas que leurs suppôts veulent déstabiliser le Burundi (et l’Afrique en général) pour piller les resources, réduire les populations afin de maximiser leurs profits par le biais de la réduction de potentielles dividendes que les populations sont en droit de réclamer.

    Le jour où la paix sera restaurée, je suis sûr que l’économie décollera. La simple question est de savoir si ces pilleurs vont nous laisser en paix. Leur discours est extrêmement différent de leurs vraies intentions et actions.

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