EAC, Politique Locale

Résidentes et exilées divergent sur la situation sécuritaire au Burundi

Un mystérieux  « Mouvement de solidarité des femmes de l’EAC »  a sorti le 24 février  depuis Entebbe en Ouganda une déclaration  sur « le processus de paix et de sécurité au Burundi ». Un document aussitôt rejeté par le Forum  National des Femmes (FNF)   

Dix signatures en bas du texte de  cinq burundaise (Anne Niyuhire, Marie Louise Baricako, Geneviève Kanyange,  Carine Kaneza et Stéphanie Mbanzendore),  une Rwandaise, une Tanzanienne, une Kényane, une Ougandaise et une femme du Soudan du Sud. Toutes  se réclament être un groupe de femmes qui ont  toujours suivi de près la violence au Burundi. « Nous sommes  inquiètes des pertes en vies humaines, déplacements massifs, disparitions des gens, tortures et violences sexuelles faites aux femmes et filles. Nous sommes aussi inquiètes de l’inaction des autorités burundaises sur ces grandes violations des droits humains », affirment-elles. Elles expriment aussi leurs soucis au sujet de la médiation dans le dialogue inter-burundais: « Nous sommes  inquiètes  du fait que ce processus n’est pas en train de traiter des questions urgentes pour la négociation de la paix et ainsi stopper la violence ». Et de s’écrier : « Beaucoup de femmes et enfants continuent d’être victimes des violences et atrocités commises et l’actuelle crise humanitaire au Burundi » . En tant que femmes et mères, disent-elles, elles  ne pouvaient plus rester bouches bée« alors que beaucoup des frères et sœurs continuent d’être tués, mutilés, torturés, violés, harcelés, forcés à s’exiler ou être des déplacés internes ».

Pour ces femmes, les Burundais sont des laissés pour compte. «C’est une grande honte pour notre EAC  que des atrocités se perpètrent encore au Burundi alors que tout le monde continue  o vaquer à ses affaires habituelles comme si le Burundi ne faisait pas partie de l’EAC »

« Déclaration biaisée », selon le FNF

Menedore Nibaruta, vice-présidente du FNF s’inscrit en faux contre cette déclaration qu’elle juge «  sans fondement parce que basées sur des informations incorrectes ».   Elle  est persuadée que si les signataires avaient un jour eu  l’occasion de venir voir le climat qui actuellement règne au Burundi, elles  n’auraient pas produit une déclaration aussi biaisée. Et de monter au créneau : « Ces femmes qui vivent à l’étranger ne représentent d’ailleurs pas les autres femmes burundaises car les femmes burundaises ont des institutions légales dans lesquelles elles se reconnaissent». Elle martèle : « En aucun cas,  celui qui se trouve en dehors du pays ne peut savoir la situation du Burundi plus que les résidents ». Et d’ironiser un peu : « En s’associant avec des expatriées, ces dernières ne leurs aident en rien à part la destruction de notre chère patrie ».

Même rejet chez l’ambassadrice du Burundi au Pays-Bas qui, elle aussi estime que « cette déclaration ne nous avance en rien ».

7 Comments

  1. Ntahitangiye

    C’est étonnant ! Même une femme du Sud Soudan, avec tout ce qui s’y passe maintenant, s’inquiète de la situation sécuritaire au Burundi ?
    Par des mensonges et des manipulations pour des intérêts égoistes, nous avons été poussés à une folie meurtrière pendant plus de 50 ans et nous avons tué nos frères, nos soeurs, nos parents, nos amis, nos voisins bêtement pour rien en les les qualifiant de Hutu, Tutsi,Twa, alors qu’ils ne nous avaient rien fait de mal.
    Nous avons fait de notre pays un cimetière pendant des décennies et des fausses communes partout.
    Que chaque Burundais où il se trouve dise: “ça suffit” et que même ceux qui sont dans le ventre de leurs mères bougent pour dire “ça suffit”.
    En attendant le rapport de la Commission Vérité et Réconciliation, il est important de programmes des jours de jeûne volontaire et de repentance nationale devant Dieu l’Eternel qui nous a donné ce beau pays.Du beau pays qu’il est , nous l’avons changé en cimetière en nous entre-tuant:”Plus jamais ça”
    Manipulations et mensonges: “ça suffit”

  2. Jean-Marie

    Je me reserve d’ utiliser le qualificatif recemment donné à ceux qui sont recrutés pour servir les interêts inavoués.
    Desormais nous allons devoir faire face à des mercenaires mediatiques!

  3. Justine Nkurunziza

    Ca l avancerait en qoui puisqu elle soutiet a 100% le gouvernement illegal de Nkurunziza et assume tous les crimes des citoyens innocents dont la police , le SNR et la milice Imbonerskute sont auteurs!!

  4. Inzara ni mbi, l’Ouganda n’est pas un paradis, donc tous les moyens sont bon pour quémander icorirenza. Même s’il faut arracher la sympathie d’une sud soudanaise au lieu de la lui rendre. Voilà nos anti mandat! nta rukindo.

  5. L’autre grand problème des burundais c’est leur complexe d’infériorité. Il suffit d’etre pote avec un étranger(surtout un muzungu) pour se croire important,surement que cette personne vaut mieux que les burundais. Quant tu es défendu par un kenyan au vu de la situation grâce à leur police (http://nairobinews.nation.co.ke/news/kenya-police-shootings-killings/), son voisin du Sud Sudan(http://www.huffingtonpost.com/entry/south-sudan-famine_us_58b327d9e4b0780bac2a3d78), quelqu’un du pays de M7(https://www.washingtonpost.com/news/monkey-cage/wp/2016/11/29/what-is-happening-in-uganda/?utm_term=.8ba9aa631f58) ou des trafficants rwandais(https://www.state.gov/j/tip/rls/tiprpt/countries/2016/258849.htm) , on se demande qui peut dénoncer qui.

  6. Que dire alors? Demantir le rapport vite!Moi j’ai un cousin il a ete enleve hier soir. Il n’etait membre d’aucun parti politique.Maintenant nous sommes a la recherche dans les prisons differentes. Alors puis je dire que c’est la paix?

  7. Ntahitangiye

    Monsieur (Mme) Gapira
    Pouvez-vous nous donner un seul au monde où les gens ne sont pas enlevés pour des motifs diverses ?
    Mon désir est que vous puissiez retrouver votre cousin vivant et que vous nous disiez pourquoi il a été enlevé.
    Nous vivons dans un monde malade à cause de l’égoisme.
    Le Secrétaire Général de l’ONU devrait être préoccupé par l’avenir de l’humanité entière et non seulement du Burundi.

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