Justice, Sécurité au Burundi

La prison-passoire de Mpimba : la police et l’administration se renvoient la balle

La direction générale des affaires pénitentiaires (DGAP) pointe du doigt  la police pénitentiaire dans l’introduction des produits et objets prohibés dans la principale prison du pays.  Laconique, le porte-parole de la police  se dit « étonné ».

Trois opérations de fouille-perquisition en moins de deux semaines. Des saisies de  cannabis, de bières et de  bidons de l’ « igisubi », la bière à base de sucre. Sont saisies aussi des téléphones.

Là où le bât blesse est que l’entrée de la prison et ses alentours sont surveillés par un effectif assez imposant  de policiers. L’administration quant à elle,  est informée en temps réel de tout ce qui se fait dans la prison.  Comment donc ces objets et produits prohibés parviennent-ils à arriver dans la prison ?

Gervais Hajayandi, DG de la DGAP explique cet état de fait par le manque d’équipements ad hoc. « Les petits objets prohibés peuvent échapper au contrôle des policiers  et entrer  facilement dans la prison faute de matériel spécialisé  de détection ». Pour les grands objets,  poursuit-il, il y a complicité de la police pénitentiaire. Et de glisser : « La DGAP ne contrôle pas la police pénitentiaire. Elle n’a  aucun pouvoir d’infliger les sanctions aux policiers pris en flagrant délit de complicité. »

M. Hajayandi martèle que les cas de complicité ne manqueront pas aussi longtemps que la garde des entrées des établissements pénitentiaires sera exclusivement confiée à la police pénitentiaire. «Nous sommes en train de plaider pour le retour à l’ancien système de surveillance où la police affectée  aux établissements pénitentiaires  rendait compte à la DGAP ».

Accusée, la police pénitentiaire par le truchement du porte-parole de la police nationale du Burundi, Pierre Nkurikiye,  se veut laconique : «  C’est étonnant de voir tant  de produits et objets saisis à chaque fouille et surtout dans un intervalle de temps aussi court  dans une maison qui a un responsable ! » Et qui est ce responsable ?

2 Comments

  1. Oscar Ninteretse

    Passoire?
    Droits Humains?
    Complicité?
    Allégations?
    Accusations politiques?
    Véritables infractions?
    Comment concilier tout hiatus?

  2. Mbariza uwo muvugizi wigipolici iyo abo avugira baba baraba iyo intambi, ibibidi, amacupa nibindi vyinjira mwibohero. Ahubwo natubwire aho amatohoza ageze kubiraba abatorotse Mpimba mumugwi munini mukwezi kwa 3 mumwaka 2015.

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