#BurundiDialogue, Politique Locale

Léonce Ngendakumana satisfait du dernier round du dialogue

Le vice-président du  parti  Sahwanya-Frodebu est peu critique de l’organisation et des conclusions de la dernière rencontre de la  classe politique burundaise à Arusha du 16 au 19 février  sous la facilitation de l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa.

Léonce Ngendakumana, vice-président du parti Sahwanya-Frodebu

Fait rare : c’est un Léonce Ngendakumana  qui  ce matin du 22 février a tiré le bilan du dernier round du dialogue inter-burundais sur un ton bien posé, sans son habituelle élévation de ton.  «  Je salue la formulation des invitations et l’organisation des discussions. Par-dessus tout,  je me félicite des conclusions issues de ce round, particulièrement le respect de l’accord d’Arusha et de la Constitution comme fondement de la paix,  de la sécurité, de la démocratie, du développement économique et sociale et de la réconciliation du peuple burundais », a-t-il lancé.

Pour lui, cette conclusion est venue renforcer la proposition du facilitateur Mkapa qui a demandé de sursoir à la révision de la Constitution. Et de marteler : «  L’amendement de la Constitution doit se  faire dans l’esprit de l’article 299 de cette même Constitution. Elle doit s’inscrire dans la logique de la sauvegarde de l’unité  et la  cohésion du peuple burundais ». L’urgence, selon toujours lui, n’est pas la révision de la Constitution mais la création des conditions de révision de cette Constitution.

Autres conclusions saluées par le FRODEBU

M. Ngendakumana loue le fait que les participants à Arusha se sont mis d’accord pour constater que la communauté internationale devrait s’impliquer pour venir en aide à la population burundaise en proie à la famine.

Par-dessus tout, M. Ngendakumana se félicite de ce que le round d’Arusha sera suivi d’un sommet des chefs d’Etat de l’EAC, ceux-là même qui ont nommé le facilitateur Mkapa et désigné leur pair, le président Museveni pour présider la médiation dans le dialogue inter-burundais. « Le sommet est nécessaire pour appuyer la médiation à mettre face à face le pouvoir et son opposition en vue de mettre fin à la souffrance qu’endure le peuple burundais ».

Justement, l’absence du gouvernement est la seule lacune que déplore ce  cacique de la politique burundaise. Mais là aussi, il place une petite nuance : «  Je  dénonce  la malignité du gouvernement  qui dit qu’il n’était pas présent à Arusha alors qu’il était bel et bien là ».  Il s’écrie : « Le gouvernement c’est qui ? C’est le CNDD-FDD, l’UPRONA et la coalition Amizero y’Abarundi, deux partis et une coalition qui sont dans l’exécutif. Or, les présidents de ces partis et les leaders de cette coalition  étaient  là ».

Signalons que M. Ngendakumana s’étonne de tant de bruit autour du retour au pays d’Alice Nzomukunda et de Mathias Basabose. « Leur retour a été instrumentalisé par le pouvoir et le CNARED. Pourtant,  les deux personnalités ne sont pas des réfugiés. Seulement, elles ne résident plus au Burundi depuis 2012. Et je suis  informé qu’elles vont bientôt retourner à l’étranger ».

One Comment

  1. Les gens de ce monde sont tres bizarres. last time the so called first president of the republique said something, so many comments have fallen. Mais Leonce Ngendakumana etale son idee personne ne commente car yakoze ku gikomere. My friend, I am not a member of any political party in this Country and I will not be. But don’t sympathize with some and ignore others.

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