#BurundiDialogue

Tatien Sibomana: “La paix n’a pas de prix, tout le monde devrait être invité par Mkapa”

Le porte-parole de l’Uprona/Amizero salue l’initiative de Benomar et Fall d’obtenir une invitation au dialogue inter-burundais pour MM. Sinduhije, Busokoza et Minani.

« Que la facilitation invite tout le monde, ce serait une bonne chose. Nous avons toujours souhaité que le dialogue soit le plus inclusif possible pour éviter qu’il y ait d’autres prétextes pour retarder la solution à la crise », martèle Tatien Sibomana.
Une petite inquiétude pour M. Sibomana : « Est-ce que le CNARED se serait mis en cause pour reconsidérer sa position de récuser la facilitateur Mkapa ? »

Tatien Sibomana bat en brèche les « allégations  officielles » de mandats délivrés par la justice burundaise contre certaines personnalités qui devraient participer au dialogue: « On ne sait pourquoi et comment ces mandats ont été signés ». Et de monter au créneau : « Nous avons toujours dit que même au CNDD-FDD, certains de ceux qui avaient été invités à la table des négociations à l’époque du maquis étaient déjà condamnés définitivement, ce qui ne serait donc pas une nouvelle chose si ceux qui sont sous le coup d’un mandat soient invités par le facilitateur Mkapa » . Pour lui « la paix n’a pas de prix ».

Tatien Sibomanana ironise sur l’argument du pouvoir qui met en avant la résolution 2248 pour justifier qu’il ne dialoguera jamais avec ceux qui ne sont pas « pacifiques ». «  Pourquoi le pouvoir CNDD-FDD se cramponne seulement sur la résolution 2248 alors qu’il en existe d’autres notamment la résolution 2303 ? »

L’on retiendra que la résolution 2303 prévoyait l’envoi de 200 policiers onusiens au Burundi et fut farouchement décriée par Bujumbura.

One Comment

  1. Ntahitangiye

    1)La paix de plus de 10.000.000 de Burundais serait discutée à Arusha et non au Burundi par une trentaine de personnes et on appelle cela dialogue inter-burundais inclusif?
    2)Tous les accords théoriques ne trouvent jamais une mise en application pratique parfaite sur le terrain. Car le terrain peut présenter des contraintes qui imposent la modification de ce qui est théorique. Alors les politiciens peuvent déjà se préparer pour se retrouver de nouveau à Arusha après qu’ils auront signé les prochains accords.
    On aura alors Arusha1, Arusha2, Arusha3, etc.
    Arusha devient la capitale administrative du Burundi.

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