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Jacques Bigirimana : « Benomar et Fall veulent humilier le Facilitateur Mkapa »

Le président du FNL trouve qu’une invitation à MM. Minani, à Sinduhuje et à Busokoza au dialogue inter-burundais serait synonyme d’ « humiliation pour le Facilitateur » et « un coup d’envoi à la guerre au Burundi ». 

Jacques Bigirimana, président du FNL

« La proposition de Benomar et de Fall est de nature à humilier le Facilitateur Benjamin Mkapa  en cherchant malicieusement à ce qu’il se dédise et à ce qu’il remette en cause les critères de décernement des invitations». Affirmation de Jacques Bigirimana.

Selon lui, Mkapa a dit haut et fort que les gens recherchés par la justice  devraient plutôt être arrêtés. Et jusqu’ici, il ne les invite pas aux consultations.  Bien plus, le Facilitateur  Mkapa a toujours agi dans en conformité avec la résolution onusienne 2248 qui parle de dialogue avec seulement les parties prenantes pacifiques.  « Or, dans leurs déclarations et dans leurs comportements,  ces trois personnes  prônent la force et non la  solution pacifique à la crise burundaise. Et Benomar et Fall le savent bien ».

Le président du FNL va plus loin : «Le fait de vouloir imposer ces trois noms est une façon  de sommer le Facilitateur Mkapa à démissionner.  C’est une façon indirecte de dire à Mkapa que la voie du dialogue n’est pas une solution mais qu’il faut plutôt recourir à la force car,  Minani, Busokoza et Sinduhije sont les symboles qui ne trompent pas de la guerre au Burundi ».

Le président du FNL ne se dit pas étonné du « comportement irresponsable » de Benomar et Fall, «  deux soi-disant représentants de la communauté internationale » laquelle tergiverse à reconnaître la légalité et la légitimité du président Nkurunziza. «  Benomar et Fall-et derrière eux la communauté internationale- ont déjà réalisé que le CNARED est en déliquescence et veulent bloquer le dialogue en imposant MM. Sinduhije, Busokoza et Minani  qui ne seraient à Arusha que pour bloquer car ils chercheraient qu’il y ait des négociations plutôt qu’un dialogue ». Et de s’écrier : «  Benomar et Fall veulent siffler le coup d’envoi de la guerre au Burundi».

6 Comments

  1. nyaburunga

    Minani, Busokoza, Sinduhije (sanctionnee par les Etats-Unis). Il faut absolument pas invites ces gens. Ils devraient etre en prison. Pur trahison.

  2. Tous ces hommes cités dans cet article incarnent la violence et l’ONU et les pays de la région en sont reconnaissant ! Rappelez-vous même que le nom de Sinduhije est cité dans le rapport de l’ONU comme quoi ce dernier foute la merde dans l’Est du Congo. Par ailleurs, il est déplorable que ces deux bonhommes puissent tenter de créer une situation chaotique en voulant inviter cette clique d’anti-démocratie, de véritables terroristes! Je crois que le gouvernement légitime du Burundi va impressionner ces deux traîtres en plus tous les deux africains et je pense qu’il finiront par demander pardon à leur sale tentative!!!

  3. Ntahitangiye

    Remarquons ce que dit RFI:
    http://www.rfi.fr/afrique/20170209-burundi-manoeuvres-politiques-reprise-dialogue-diplomatie

    1) Une délégation du Cnared s’est rendue fin janvier à Kampala où elle aurait rencontré à deux reprises le médiateur en chef dans la crise burundaise, Yoweri Museveni
    2)Des sources diplomatiques ajoutent que l’opposition burundaise en exil avait également intérêt à trouver une porte de sortie honorable en raison de dissensions internes la question du dialogue.
    3)Depuis, le Cnared a mis un bémol à ses communiqués incendiaires contre le facilitateur tanzanien, qui a mis aussi de l’eau dans son vin. Benjamin Mkapa devrait d’ailleurs inviter cette fois les principaux membres de cette coalition, sans tenir compte du veto de Bujumbura
    4)Le gouvernement burundais continue de jurer qu’il n’acceptera jamais de s’asseoir à la même table qu’une opposition en exil, qualifiée de violente. Mais celui-ci est soumis à de fortes pressions, notamment de la communauté internationale
    5)En attendant, Mkapa semble décidé à faire les choses autrement cette fois-ci. Après quatre de jours de consultation avec un groupe de travail qui comprend l’ONU et l’Union africaine notamment, il devrait recevoir aujourd’hui à Arusha tous les envoyés spéciaux de l’ONU, de l’UA, des Etats-Unis ou encore de la Belgique et de l’UE
    6)Il explique que huit points seront à l’ordre du jour des futures négociations, dont la fameuse question du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. De quoi satisfaire l’opposition en exil
    7) Questions: Ce dialogue est-il inter-burundais ? La communauté internationale qui ferait pression sur le gouvernement burundais contredirait-elle sa propre résolution ?Qui est cette communauté internationale ? Les deux diplomates basés à Bujumbura ?Quand est-ce que le Conseil de Sécurité de l’ONU s’est-il réuni pour modifier sa résolution ? Les Chefs d’Etats de l’Afrique de l’Est se sont-ils retrouvés pour prendre une décision ?
    Emwe umenga n’ibintu bitagira umutwe n’amaguru.

  4. The good God who did protect us since the beginning of the crisis , will protect us even at the end . We are firm ready to die for our nation Burundi .

  5. Jean-Marie Ntahonkiriye

    Plus cette histoire de “négotiation” qui au fait est supposée être une consultation perdure, plus on embrouille le facilitateur quite à lui faire oublier son role de facilitateur dans le but de faire échouer le vrai dialogue qui se deroule sur le sol Burundais entre Burundais sans interference de ceux qui se fichent pas mal du sort de notre peuple.
    Le gouvernement ne devrait jamais ceder à la pression exterieure pour s’assoir avec des gens poursuivis par la justice Burundaise, ce serait une trahison aux victimes qui sont morts suite au coup d’Etat manqué, suite aux grenades lancées sur les places publiques, suite aux assassinats ciblés ainsi que ceux morts en defendant la Souverainté de notre Nation.
    Que Dieu continue à sauvegarder notre peuple.

  6. Jean-Marie Ntahonkiriye

    Il parrait que la liste des invités seraient déjà sortie et qu’elle incluerait les gens recherchés par la justice Burundaise, le facilitateur ayant demandé que le gouvernement Burundais leur donne une immunitée temporaire!
    Je trouve cela absurde pour les raisons suivantes:
    1. Pourquoi une immunitée temporaire et à quoi servirait-elle?
    2. Peut-on donner une immunitée à quelqu’ un qui n’a pas encore été jugée ou qui n’ a pas encore reconnu sa cupabilitée?
    3. Quelle message ceci donne aux criminels et tous ceux qui voudraient s’engager dans le renversement des institutions? Cela voudrait-t-il dire que ce que les criminels ne peuvent pas avoir par le biais des coup d’Etats et assassinats ciblés, ils vont l’ avoir par les négotiations forcées pourvu que cela bénéficie certaines puissances / organisations / pays occidentaux?
    Où est la voix du peuple Burundais dans tout ceci?

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