Agriculture

A Nyanza-Lac, la population a peur d’un insecte “qui ressemble à un être humain”

L’apparition d’un insecte qui ressemble, selon la population de la commune Nyanza-lac, “à un être humain” et qui se retrouve sur les feuilles de manioc, des amarantes et des autres légumes ne devrait pas faire peur, selon l’Institut des Sciences agronomiques du Burundi (ISABU).

A quoi ressemble une chenille de “spalgis lemolea”

Il s’agit d’un papillon de l’espèce « spalagis lemolea », a annoncé à l’ABP, M. Alexis Mpawenimana, chercheur en Entomologie et responsable de la Recherche en Apiculture. D’après lui, ce papillon n’est pas un insecte exotique (étrangère) qui s’est introduit au Burundi mais, il s’agit d’un insecte autochtone ou naturel dont les larves sont des ennemis naturels de la cochenille farineuse du manioc, un insecte ravageur qui a été signalé vers les années 1988. C’est un insecte qui nous rend vraiment service dans la lutte biologique contre ce ravageur du manioc, a-t-il
explicité.

D’après Mpawenimana, ce papillon n’est pas un insecte exotique (étrangère) qui s’est introduit au Burundi, mais il s’agit d’un insecte autochtone ou naturel du Burundi. Ce chercheur a dû démontrer le cycle de de développement de cet insecte pour en arriver à expliquer pourquoi les gens ont fait écho d’un insecte semblable à un être humain.

En effet, dans le cycle biologique de ce papillon, il y a la phase de chrysalide. Cela signifie que le papillon pond des œufs et après l’éclosion de ces œufs, il y a naissance de larves ou chenilles et après le stade larvaire, les larves entrent dans le stade de nymphe ou chrysalide, phase intermédiaire entre le stade larvaire et le stade adulte. La larve va métamorphoser pour devenir un papillon adulte.

La chrysalide de ce papillon a une forme bizarre semblable à la tête de singe. C’est pour cette raison que les gens ont commencé à dire qu’ils ont vu un insecte semblable à l’homme.

Ce chercheur invite les gens à ne plus avoir peur en indiquant que cet insecte n’est pas un élément dangereux pour la santé. C’est plutôt un animal qui rend service dans la lutte contre la cochenille foreuse de manioc. C’est donc un être vivant qu’il faut plutôt protéger. Sa présence sur les feuilles est encourageante, a-t-il dit, en demandant aux agriculteurs de ne pas récolter les feuilles sur lesquelles se trouvent ces chrysalides pour ne pas les détruire.

Au cas contraire, ces chrysalides vont mourir et ce sera une perte car, ils participent à l’augmentation du rendement du manioc. Les chrysalides sont surtout rencontrées en communeNyanza-Lac, région adaptée à la culture de manioc. Si l’on continue de les tuer, ils ne  vont plus se développer et ce sont les cultivateurs du manioc qui vont en souffrir, a souligné.

4 Comments

  1. KARIKUMUTIMA JEAN

    Aah bon.

  2. Ciza Jean Paul

    Bon raisonnement scientifique

  3. C’est intéressant de le savoir!

  4. La population de cet endroit ne devrait avoir peur d’insect qui n’aucune affection sur la vie humaine. La forme de l’insect est un probléme psychologique.

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