Éducation

Enseignement des métiers: sur 80.000 élèves attendus au niveau national, seuls 5.000 présents

L’assistant du ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Didace Nzambimana, déplore le taux de fréquentation des élèves des centres d’enseignement des métiers: sur 80.000 élèves attendus au niveau national, 5.000 seulement fréquentent les classes.

Matériel de la Fondation Carpe Vitam, au Burundi

Selon M. Nzambimana, la cause profonde liée à cette situation est le manque de sensibilisation des parents et des élèves sur le bien-fondé de ces centres d’enseignement. Il explique que ceux-là ont gardé en tête les anciennes filières d’enseignement, telles que la menuiserie, la couture et la maçonnerie; ne sachant pas que de nouvelles filières ont vu le jour, compte tenu de la spécificité des régions.

A titre indicatif, dans les régions agropastorales, on y a introduit la filière d’enseignement sur l’agriculture et l’élevage, poursuit-il, précisant par ailleurs que cette filière est répandue dans beaucoup de régions par le fait que le Burundi vit essentiellement de ce secteur. Il ajoute que dans les zones de basse altitude telle que l’Imbo, on y a introduit la transformation de l’huile de palme et la pisciculture.

Par ailleurs, le secteur de l’enseignement des métiers souffre de la carence du personnel qualifié, indique M. Nzambimana, tout en se réjouissant d’une promesse d’embaucher 200 enseignants cette année. Il estime en outre que la population devrait changer de mentalité et embrasser l’approche de l’enseignement des métiers, qui est un des facteurs qui contribue à la lutte contre le chômage et,
partant, au développement du pays.

Il recommande par ailleurs aux responsables de l’administration territoriale, à tous les niveaux, de s’impliquer activement dans la sensibilisation de la population sur l’intérêt que revêt ce secteur.

Ce constat a été dressé alors que M. Nzambimana venait de passer du 24 au 26 courant dans les centres d’enseignement des métiers se trouvant dans la province Gitega  pour s’enquérir de leur état.

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