Éducation, Politique Locale

Éducation, agriculture, familles: à Gitega, on s’organise pour la prochaine capitale politico-administrative du Burundi

Les responsables des services étatiques et privés s’investissent dans l’élaboration des stratégies visant l’amélioration de leurs prestations pour que Gitega passe de province à la capitale politico-administrative Burundi. 

Conscient que cet événement s’accompagnera de l’augmentation des habitants, le directeur provincial de l’agriculture et l’élevage (DPAE) indique que le personnel à sa charge s’implique conséquemment dans l’augmentation de la production agricole pour pouvoir les nourrir. Il précise que des superficies de champs rizicoles ont été augmentées, notamment dans les marais et que 300 têtes de bétail, en complément du cheptel bovin existant dans la province, ont été distribuées dans les communes Bugendana, Buraza et une partie de Giheta.

Par ailleurs, le DPAE dit que la sensibilisation visant la fertilisation des sols à l’aide du mélange de l’engrais chimique avec l’engrais organique, se fait à tous les niveaux des agriculteurs.

Dans le secteur éducatif, l’objectif poursuivi est l’amélioration de la qualité de l’enseignement, tel que le chef du personnel le déclare, en précisant que des salles de classe sont en cours de multiplication pour désengorger les effectifs pléthoriques des élèves, en vue de les ramener à 50 élèves par enseignant.

Vue d’un clocher de Mushasha, au chef-lieu de la province Gitega

Pour susciter la réussite de beaucoup d’élèves dans les classes à test, explique-t-il, les programmes annuels d’enseignement seront bouclés avec la fin du second trimestre, quitte à ce que le troisième trimestre soit réservé exclusivement à la révision des cours.
L’amélioration de l’éducation figure parmi les principales préoccupations de tout un chacun du personnel de l’éducation pour réduire les grossesses non désirées chez les filles, devenues monnaie courante, dit-il, expliquant qu’elles sont occasionnées par une sexualité irresponsable, pouvant entraîner la transmission des maladies transmissibles et non guérissables dont le Sida.

En matière hôtelière et touristique, son responsable indique que le chemin à parcourir est encore long, bien que les infrastructures (bars et restaurants) se multiplient. Il déplore l’aspect de la voirie urbaine, citant l’état défectueux de certaines routes inter quartiers, les ordures de différentes sortes parsemant les rues et ruelles, les sites touristiques non aménagés, le banditisme, etc.

Quant au responsable du Centre de développement familial et communautaire (CDFC), la priorité est accordée à l’intégration des enfants de la rue dans des ménages d’accueil, au moment où celui des Coopératives d’épargne et de crédits (COOPEC), s’attelle au rapprochement de celles-ci à la population, par la multiplication des agences dans les zones les plus reculées des centres urbains et l’instauration de l’interconnexion des agences pour permettre aux clients de faire des retraits dans n’importe quelle
agence.

A son tour, le conseiller principal du gouverneur de province estime que le rendement des services est conditionné par la ponctualité, la régularité et l’assiduité au travail. Il aimerait que ces règles d’or soient exécutées sans faille.

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