Économie

Bujumbura: une pénurie du sucre due aux faibles quotas pour la mairie

3. 000 Fbu : le prix du kilo de sucre dans bien des quartiers de Bujumbura. Là aussi si vous parvenez à trouver une boutique qui en vend, alors que le prix officiel est de 2.200 Fbu.

Des sacs de sucre dans un hangar de la Sosumo, avant la distribution

Grincements de dents des consommateurs qui rappellent qu’un tel prix était pratiqué la saison sèche écoulée quand les stocks étaient vides à la Société Sucrière du Moso (Sosumo). Les consommateurs ne s’expliquent pas un tel prix, alors que la Sosumo a amélioré ses performances avec la campagne d’usinage qui s’est clôturée il y a à peine deux mois : 24.000 T contre 23.000 T la campagne précédente.

Lamentations aussi chez les boutiquiers. Ils parlent de la cupidité des grossistes: « Nous achetons le sac de 50 kg entre 130 et 140 mille Fbu alors qu’on devrait l’avoir à 110 mille Fbu. Le problème de pénurie du sucre devrait se résoudre en amont de la chaîne de distribution ».

La demande est de loin inférieure à l’offre

Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura dit être au courant de cette hausse de prix allant jusqu’à 3.000 FBu le kilo. Selon lui, la cause de cette pénurie est due à la loi de l’offre et de la demande: la quantité que la Sosumo réservait à la mairie est passée de plus de 600 tonnes par mois à 228 tonnes.

Le maire souligne que même si l’offre est de loin inférieure à la demande, l’administration et les comités mixtes de sécurité devraient être plus vigilants pour dénoncer les grossistes spéculateurs.
Et d’annoncer la tenue d’une réunion des administratifs et des comités mixtes de sécurité la semaine prochaine sur la question de la pénurie du sucre.

One Comment

  1. Continue avec l’usinage. L’industrialisation, c’est ca qui menerait a la souveraineté. Plus des travaux communautaires sur la construction d’usines. La production cree la demande des fois. Imagine dans les annees a venir, l’entre-exchange continue a accroite en Afrique. Chercher une demande ailleurs devient de plus en plus une necessité. Mes chers, qu’on pousse vers l’industrialisation, la production en masse.

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