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Gaston Sindimwo: «Ce qui se dira à Arusha viendra compléter les consultations de la CNDI »

Le premier vice-président, Gaston Sindimwo lève le voile sur les attentes du gouvernement burundais des consultations qui s’ouvrent demain lundi 16 janvier à Arusha. 

Le gouvernement burundais tient à la cohérence: selon le premier vice-président, l’agenda des  consultations qui s’ouvrent demain  doit   s’inscrire dans le prolongement des déclarations du Facilitateur Mkapa lors de sa dernière visite à Bujumbura.  « Le débat sur le troisième mandat est clos.  C’est un rêve pieux pour ceux qui croient que  la question sera reposée. Plutôt, nous sommes dans les startingblocks pour les élections de 2020 ». Et de marteler : « La contribution de ceux qui vont participer aux consultations d’Arusha sera seulement de donner leurs idées pour que les élections de 2020 se déroulent sans heurts avant et après les scrutins ».  Autre  point à l’ordre du jour, selon toujours Gaston Sindimwo : le retour au bercail des réfugiés.

Le vice-président  ironise un peu  sur les invitations : « Selon la facilitation, ces consultations concernent  les hommes politiques non poursuivis par la justice  qui sont à l’étranger et qui ont peur de retourner au Burundi. Mais nous avons appris qu’il y a des politiques qui sont au Burundi qui sont  invités ».
Sur ce, il révèle que des fonctionnaires de l’Union Africaine ou du bureau de la facilitation délivrent des invitations selon peut-être leurs  « accointances »  avec tel ou tel homme politique ou parce qu’un politique les a contactés. Et d’avertir : « Quoi qu’il en soit, le dialogue devra être rapatrié  pour se clôturer  sur le sol burundais. Le gouvernement ne gobera rien qui  s’écarte du domaine prédéfini ».

La CNDI en premier lieu

M. Sindimwo révèle que le gouvernement place son espoir beaucoup plus dans le dialogue intérieur conduit par la Commission nationale indépendante pour le dialogue inter-burundais (CNDI) que dans le dialogue extérieur.  « La CNDI est issu des  vœux  de la population et du  gouvernement tandis que  le dialogue conduit par la facilitation a été réclamé par  nos voisins de la sous-région ».

Il revient sur la sempiternelle question du point de  convergence des deux dialogues. « Le dialogue externe, c’est seulement pour compléter les travaux  de la CNDI, laquelle va bientôt déposer son rapport ». Sur ce, il formule son vœu de voir la dialogue extérieur se clôturer le plus vite possible.

Le vice-président Sindiwo avertit et martèle : « Le Burundi n’attend rien du dialogue extérieur mais mise plutôt sur la CNDI. »Et de préciser que si le Gouvernement du Burundi participe au dialogue conduit par la facilitation, « c’est pour que ce dialogue externe apporte un complément substantiel  au dialogue interne ».

Last but not least : le vice-président  exhorte  les Burundais à «  laisser de côté les questions polémiques pour s’atteler aux travaux de développement ».

Signalons que selon  le ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Alain-Aimé Nyamitwe, le gouvernement burundais n’est pas invité à ces consultations « destinées aux Burundais de l’étranger », d’après  la facilitation. Curieusement, quoique résidant à Bujumbura, les anciens présidents Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye sont invités à Arusha. Il en est de même de certains  politiques.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=wvr_W7tLb0g]

One Comment

  1. Ntahitangiye

    1) « Selon la facilitation, ces consultations concernent les hommes politiques non poursuivis par la justice qui sont à l’étranger et qui ont peur de retourner au Burundi. Mais nous avons appris qu’il y a des politiques qui sont au Burundi qui sont invités ».
    2)« Quoi qu’il en soit, le dialogue devra être rapatrié pour se clôturer sur le sol burundais. Le gouvernement ne gobera rien qui s’écarte du domaine prédéfini ».

    Effectivement ce dialogue suscite plusieurs questions sans réponses:
    1) Pourquoi ceux qui ne sont pas poursuivis par la justice ont-ils peur de retourner au Burundi ?
    2) Sur quoi vont-ils dialoguer pour être rassurés de retourner au Burundi ?
    3)Pourquoi pour les autres pays africains,les dialogues, les conférences nationales,etc. se passent-ils à l’intérieur de leurs propres pays , alors que pour nous (Burundais) il faut toujours aller à l’étranger en Ouganda ou en Tanzanie ?
    4) Pourquoi devrions-nous continuer à aller à l’étranger loin du peuple burundais, pour parler de l’avenir du peuple burundais et comment le diriger comme si le peuple burundais n’avait rien à dire sur son avenir et sur son administration ?

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