Économie locale

Désiré Musharitse : « Les prix sont plus élevés dans la sous-région qu’au Burundi »

Le porte-parole du ministère des Finances soutient mordicus que malgré la hausse de certaines  taxes dans la loi budgétaire 2017, les prix restent abordables au Burundi que dans les pays de la sous-région.  

« Le citoyen lambda,  même sans être économiste, constate en voyageant que les prix des boissons ou les prix du carburant sont plus chers dans la région, dans l’Est African Community, qu’au Burundi ». Mise au point de Désiré Musharitse en réponse aux défenseurs des droits des consommateurs et les activistes engagés dans la «Campagne contre la vie chère ». Ceux-ci  lancent régulièrement des alertes sur la cherté de la vie consécutive à la hausse des taxes sur les produits comme le sucre, les boissons, le carburant, etc. Conséquence de cette hausse, selon eux : la flambée des prix sur le marché.

Mais pour M. Musharitse, « dire que les prix sont les plus élevés au Burundi, c’est un faux débat parce que les prix au Burundi sont moins chers par rapport à ceux des  autres pays de la région ».

Il prend l’exemple de la Tanzanie. Le prix du carburant à Kigoma et à Kabanga (deux villes tanzaniennes les  plus proches du Burundi) sont plus élevés qu’au Burundi alors que la Tanzanie est sur le port de Dar es Salaam.

Toujours pour étayer son credo, M. Musharitse fait remarquer aussi qu’ aujourd’hui la brasserie et limonaderie du Burundi (Brarudi) exporte au niveau de la région EAC. « C’est une preuve   éloquente  que les prix de la Brarudi sont concurrentiels  par rapport aux autres pays en ce qui est des boissons alcoolisées et non alcoolisées. »

Les prix sont régulés

D’après  M. Musharitse, les prix qui  restent abordables au Burundi  résultent du pouvoir d’achat des burundais mais aussi  du fait que certains produits du Burundi  sont régulés par le gouvernement. Quand il y a une hausse généralisée, le gouvernement est obligé de  sursoir à certaines taxes. « On a subventionné le carburant quand les coûts étaient de  plus ou moins 100 USD le baril. Les Burundais ne pouvaient supporter ce prix, et le gouvernement a dû sursoir à ces taxes-là ».

L’on saura qu’au Burundi, la Primus coûte 1.400 Fbu, Amstel : entre 1.800 et 2. 000 Fbu et les limonades 700 Fbu.

La Primus Bralima  coûte 900 Francs congolais (1.800 FBu) ;   Skoll grande bouteille: 1.600 Francs congolais (3.400 Fbu) ;  Skoll petite bouteille: 1000 Francs  congolais (2.000Fbu); les limonades: 500 Francs congolais (1.000 fbu).

Au Rwanda, Grand Mutzig s’achète à 1.000 Frwa ;  Petit Mutzig: 500Frwa ;  Grand Skoll: 1.000 FRwa ; petit Skol: 500 Frwa ; Primus :700 Frwa ;Fanta : 350 à 400 Frwa. Le taux officiel de change : 1 .000Frwa=2057,01Fbu. Taux au marché noir : 1000 Frw=3100Fbu.

En Tanzanie, les boissons Safari, Serengeti, Kilimandaro, Ndovu, Tusker, Castle coûtent  2. 500 Shillings tanzaniens,  soit 1. 920Fbu, taux de la BRB. Fanta: 700 Shillings tanzaniens, soit 540 Fbu, taux de la BRB. Sur le marché noir, le shilling tanzanien est légèrement supérieur au Fbu.

One Comment

  1. pour bien nous faire comprendre , il te faudrait egalement nous parler de leur salaire:
    1. un fonctionnaire burundais est payé combien et qu’en est il pour ces autres pays?
    2. revenus mensuel d’un Burundais par rapport aux autres pays
    3. Donc en bref , veuillez nous faire la comparaison: salaire, revenu, taux de chomage , croissance economique
    PIB & PNB, les exportations( revenus en termes des devises)…ect

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*