Société

Les balayeuses de rue sollicitent l’intervention du président et de la première Dame

La mairie de Bujumbura doit quatre mois d’arriérés de salaire aux balayeuses de rue.  Celles-ci ne savent plus à quel saint se vouer.

Chauffeurs et convoyeurs de bus participent aussi au nettoyage du parking du centre-ville de Bujumbura les derniers samedis du mois.

«  Nous n’en pouvons plus. Nous demandons l’intervention du président de la République et de la première Dame ». Cri d’alarme d’une  balayeuse de rue,  voix chevrotante, ce mercredi 11 janvier.

 Depuis l’étranger, Freddy Mbonimpa  dit que  la question est connue. «Nous avons un contrat avec une coopérative qui les gère. Certaines femmes  ont abandonné le service. Au lieu de présenter une liste de celles qui ont continué à travailler,  on nous a amené une liste avec surfacturations. On va payer après avoir corrigé cette liste. On est en pourparlers avec les responsables de la coopérative »

Pour rappel,  à la mi-novembre 2016, il y a eu une saute d’humeur de ces balayeuses de rue et de quelques prestataires de services. Elles s’étaient rendues à la mairie pour  réclamer des arriérés de septembre et d’octobre. Elles s’étaient  entretenues avec le  responsable du service « Brigade salubrité » et  après,  elles sont retournées à leurs postes.

Au sujet justement de l’état de salubrité de la ville de Bujumbura,  le Maire indiquait en septembre  qu’il est «  relativement satisfait » suite à la diminution des  recettes municipales: «  La ville s’agrandit et c’est la mairie qui assure la propreté  de grands   artères, des places de marchés, des monuments, etc. Avec la crise, les contribuables ne payent plus les impôts et les taxes comme avant ».

3 Comments

  1. Jean-Marie Ntahonkiriye

    Le service et ceux qui le gerent semblent avoir perdu son control. Le ministere ayant ce service dans ses attributions devrait prendre ses responsabilités car ceci revele un manque de suivit flagrant.
    S’ il faut que le President de la republique et son épouse intervienne dans de telles affaires, il faut trouver d’autres dirigeants qui peuvent prendre des decisions dans ce ministere.

  2. J’ai a un moment donne sugere une certaine austerite a la mairie. J’ajouterais aussi la limitation des voyages a l’etranger du maire. Ces visites couteuses n’ajoute rien a la mairie. L’indisponibilite du chef y est pour quelque chose

  3. Les problèmes de gestion que connaît la mairie de Bujumbura sont à chercher dans le choix même des maires. On a l’impression qu’il faut être médiocre pour y prétendre, contrairement à ce qui se pratique partout ailleurs. A voir les trois derniers qui se sont succédés, il y a lieu de se demander si la ville de Buja n’est pas condamnée à la stagnation, au moment où les capitales Africaines sont citées parmi les plus dynamiques au monde en termes de croissance socio-economiques. Buja est une ville pleine d’énormes potentiels qui restent malheureusement inexploités, faute de vision dans sa gestion.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*