Économie locale

Gabriel Rufyiri : « Le rapport Doing Business 2017 sur le Burundi ne rassure pas les investisseurs »

Le président de l’observatoire de lutte contre la corruption et les autres malversations économiques (Olucome), Gabriel Rufyiri exhorte  le gouvernement du Burundi  à redorer les indicateurs économiques du pays.

Gabriel Rufyiri, président de l’observatoire de lutte contre la corruption et les autres malversations économiques (Olucome)

« Au classement  de Doing Business, sur 184  pays concernés par le rapport sorti par la Banque Mondiale ce lundi 9 janvier, le Burundi occupe globalement la 157ème position en 2016,  soit un recul de deux places par rapport à  l’année 2015. Depuis 2014, le Burundi a déjà perdu 9 places ». Constat de M. Rufyiri qui tape du poing sur la table : « Le Burundi est en train de chuter alors que depuis 2011, le pays était sur la trajectoire ascendante ».

Concrètement, rappelle M.  Rufyiri,  en 2010, le Burundi était la lanterne rouge au classement mondial  du groupe de la Banque Mondiale, Doing Business. Mais de 2011 à 2014, le pays a investi notamment dans la création des guichets uniques et la facilitation de la création d’entreprises. Du coup, cela  lui a valu la 148ème place sur 184 pays.

Comme activiste de la société civile, M. Rufyiri est suffoqué par le fait que le seul indice qui  soit monté de deux  places est celui des taxes et impôts ; la pression fiscale étant de 13% du PIB dans la loi budgétaire 2017 contre 11,9% en 2016. Et de s’écrier : « cela ne rassure pas les investisseurs nationaux et étrangers ».

L’activiste Rufyiri propose que le gouvernement consente autant d’efforts que par le passé pour l’amélioration des dix indices concernés par Doing Business. Sur ce, il suggère  au gouvernement  entre autres la  collaboration avec les organisations comme la sienne, Olucome et les institutions qui travaillent dans les dix domaines concernés. « C’est une tâche qui revient principalement à l’API et à la 2ème vice-présidence », insite M. Rufyiri.

Signalons que ces indices de Doing Business sont : création d’entreprises, obtention d’un permis de construire, raccordement à l’électricité, obtention de prêts, protection des investisseurs minoritaires, paiement de taxes et impôts, commerce transfrontalier, exécution de contrats, règlement d’insolvabilité et transfert de propriétés.

One Comment

  1. Ntahitangiye

    Dans mon domaine (ingénieur), il y a une grande différence entre une conception théorique d’un projet et sa réalisation concrète sur le terrain.
    La réalisation concrète tient compte de plusieurs contraintes et ces contraintes peuvent conduire à l’annulation du projet : état du terrain, contrainte financière, environnement, impact sur le développement etc.
    Exhorter le gouvernement du Burundi à redorer les indicateurs économiques du pays ,sans être dans le Gouvernement, ressemble à un ingénieur qui se contenterait de sa conception théorique du projet sans tenir compte de la complexité des contraintes pour la mise en pratique de sa conception. C’est la vie en théorie.

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