Politique Locale

Gabriel Rufyiri plaide pour une loi sur les prières d’action de grâce du Président Nkurunziza

« Si le président veut que le Burundi officialise la valeur positive d’action de grâce, il faut une loi régulièrement votée par le parlement ». Enième apostrophe  du président de l’observatoire  de lutte contre la corruption et autres malversations économiques (OLUCOME). M. Rufyiri s’exprimait  ce mardi 27 décembre  à propos de la croisade de prières d’action de grâce en cours à Gihofi (sud du pays, 136 Km de Bujumbura) organisée par  le couple présidentiel.

Pendant une semaine, ministres, élus du peuples, hauts cadres de l’Etat seront dans la dépression du Moso, à un jet de pierre de la frontière avec la Tanzanie. Les gouverneurs de province participent aussi  à cette « grand-messe ».

Le hic, et c’est cela l’objet du coup de gueule de l’activiste  Rufyiri : la gestion de la res publica (la  chose publique) : charroi de l’Etat, frais de mission, frais de carburant, etc. « Je suis d’accord avec ce principe de la prière.  Moi aussi j’y participe quand je suis invité. Seulement en tant que gestionnaires de l’État, les dirigeants  doivent dissocier les activités publiques et privées ». Et de renchérir :« La Constitution burundaise,  en  son article 69, exhorte au respect du patrimoine commun ». D’après lui, même la Bible, le Livre Saint utilisé par le couple présidentiel dans les croisades de prières prône le principe du respect de la chose publique.

Gabriel Rufyiri fait un clin d’œil à la justice burundaise : « L’utilisation du charroi de l’Etat dans des croisades sans référence à aucune loi est considéré par l’OLUCOME  comme abus des biens sociaux, fait normalement sanctionné par la loi anticorruption ».

One Comment

  1. Jean-Marie Ntahonkiriye

    Except the privileges guaranteed to the Head of State by law, all other expenses should be paid of by the salary of those involved not the government funds.

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