Économie locale

Renaissance de l’agri-business plombée par la mesure d’interdiction d’exportation des vivres et la pénurie de devises

Selon Adelin Ntungumburanye, secrétaire exécutif de la chambre sectorielle agri-business à la CFCIB, entre mai et août 2015, les activités de cette chambre  étaient presque au point mort. Passé cette période, ce fut la reprise, une « renaissance en bonne et due forme ».

Deux grandes entraves : « les exportateurs connaissent un problème de devises.  Bien plus, la mesure d’interdiction d’exporter les produits vivriers fait subir  un manque à gagner énorme aux producteurs qui ont installé des plantations dont les produits sont destinés à l’exportation », pointe M. Ntungumburanye.

A titre indicatif, il  mentionne les producteurs de  maracuja  de Kayanza qui exportaient vers le Rwanda et  les propriétaires  des plantations de bananes,  de maracuja,   de prunes du Japon ou tamarillo de Mwaro. La production était écoulée vers l’Europe.

On saura que l’entrepreneuriat agricole est encore à l’état embryonnaire. « Le Burundi connaît  une agriculture  d’autosubsistance. C’est maintenant que  la chambre d’agri-business est en train de la transformer en une agriculture de marché ».

Signalons que cette chambre sectorielle est jeune. Agréée en 2011, elle a commencé ses activités en 2014. Même pendant la crise, elle a continué à jouir du soutien de USAID qui a financé notamment l’installation du secrétariat exécutif. La chambre s’occupe de cinq produits : maïs, palmier à huile, tomate, poisson et lait.

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