Politique Locale

Les politiques saluent le retour du président Ntibantunganya

Selon Philippe Nzobonariba, porte-parole du gouvernement, «le président Ntibantunganya est un homme politique qui rentre volontairement comme il était parti volontairement».

L’ancien président Sylvestre Ntibantunganya

Pour lui, le président Ntibantunganya a répondu volontairement à l’appel du Gouvernement lancé à tout Burundais à l’exil de retourner dans  son pays. « Il faut que d’autres suivent son exemple », ajoute M. Nzobonariba.

Pour Léonce Ngendakumana, vice-président du parti Sahwanya-Frodebu, « rien d’étonnant que le président Ntibantunganya rentre. Il ne s’est jamais déclaré réfugié ». Et d’ajouter :  « Qu’il vienne aider dans la relance du dialogue comme ancien président. Qu’il aide aussi dans la préparation des élections  de 2020 ».

Toutefois, M. Ngendakumana demande au gouvernement de ne pas exploiter le retour de Ntibantunganya pour “Nyakuriser” (diviser) d’autres partis.

Au président Ntibantunganya, il exhorte de continuer à collaborer avec le parti en tant que membre du Conseil national de régulation, équivalent du Conseil des sages dans d’autres partis.

Le parti de Rwagasore lui aussi satisfait

L’Uprona a bien accueilli le retour du président Ntibantunganya. Abel Gashatsi, le président de ce parti parle  d’ « un bon exemple pour les Burundais en exil. Qu’ils remarquent que le pays est en  paix et rentrent à leur tour. »

Pour M. Gashatsi, «  en tant qu’ancien président de la République, son retour est un avantage pour le pays qui a besoin de sa contribution ». L’Uprona demande au Gouvernement de tranquilliser ce sénateur à vie, de renforcer sa sécurité et de l’appeler à regagner son siège au Sénat.

Quant à Jean de Dieu Mutabazi , président du parti RADEBU, il lance un appel à au président Ntibantunganya «d’être sage politiquement comme sénateur à vie». Pour lui, M. Ntibantunganya a commis deux erreurs graves. D’une part, cet ancien président « a  coopéré avec un adversaire politique, l’ancien président Pierre Buyoya, principal assassin du premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye ».

D’autre part, M. mutabazi accuse l’ancien président Ntibantunganya« d’avoir fait la mauvaise interprétation de la Constitution sur le troisième  mandat de Nkurunziza ;  un mandat légal et légitime ».   

Signalons que cet ancien président venait de passer une année en Europe. Des sources dignes de foi parlent d’une visite en sa famille et non de l’exil proprement dit. Il a été accueilli à l’aéroport de Bujumbura par les jeunes de son parti ce dimanche, à 19h45. Contacté, le président Ntibantunganya promet de s’exprimer dans une conférence de presse en temps opportun.

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