Économie locale

Morosité des activités des transporteurs internationaux, transitaires et agences en douane depuis mars 2016

Une situation pourtant précédée par un simple ralentissement aux plus forts moments de la crise de fin avril 2015, et puis  la reprise à partir de septembre 2015.

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Déo Ntibibuka, président  de la Chambre Sectorielle des Transporteurs, Transitaires et Agences en Douane

« Le mouvement  du transport international s’est ralenti au plus fort moment de la crise de 2015  mas il ne s’est pas pour autant arrêter ». Mise au point de Déo Ntibibuka, président  de la Chambre Sectorielle des Transporteurs, Transitaires et Agences en Douane (CSTTAD) affiliée à la Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi (CFCIB).

Et pour cause : « Toutes les marchandises qui étaient  en navigation et en transit ont été bel bien livrées aux destinataires du Burundi ».

Un fait ponctuel, selon M. Ntibibuka : à un certain moment, les camions se sont accumulés à la frontière car les chauffeurs avaient peur  de descendre à Bujumbura. « Bien évidemment, transporteurs, transitaires et agences en douane ne travaillaient pas comme pendant les conditions normales  mais le business a continué tant bien que mal ».

Pour parler du domaine qu’il maîtrise le mieux, le fret aérien (marchandises en transport par avion), Déo Ntibibuka dit que les avions ont continué à atterrir et à décoller de l’aéroport international de Bujumbura.« Le volume du fret a chuté de mai à juin avant de reprendre  en septembre. En novembre, les conditions normales s’étaient recréées ».

2016 : pas de devise, chute du fret

La situation sera normale jusqu’en février, « mois normalement  où le grand client, l’Etat du Burundi, attend  les budgets ».

Mais, depuis mars 2016, les indicateurs virent au rouge : le volume du fret a diminué jusqu’aujourd’hui .  Et pour cause : la pénurie des devises. « Les importateurs n’ont pas pu trouver  facilement les devises  dans les banques  commerciales. Le peu dont le pays dispose est rationné  par  la Banque de la République du Burundi (BRB), banque centrale du pays».

Pour lui, ce qui vaut pour le fret aérien vaut mutatis mutandis  pour les transports maritimes et routiers internationaux.

Quant aux perspectives pour 2017, il indique que la reprise dépendra de la disponibilité des  devises dans le pays.

Signalons que, selon Déo Ntibibuka,  les médicaments constituent entre 50 et 60% du fret  transporté par avion. Suivent les cosmétiques et les pièces de rechange.

On retiendra que la CSTTAD est composée de deux associations  professionnelles : l’Association Burundaise des Transporteurs Internationaux (ATIB) et l’Association Burundaise des Agences en Douane et Transitaires (ABADT).

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