Économie locale

« L’économie du Burundi continue à tourner sans l’appui bilatéral de l’Occident :une affirmation gratuite », selon Tatien Sibomana

L’opposant Tatien Sibomana a rejeté en bloc ce lundi 5 décembre l’analyse du porte-parole du ministère des Finances, Désiré Musharitse sur l’impact de l’aide bilatérale de l’Occident sur l’économie burundaise. 

Tatien Sibomana: « Quand les activités commerciales tournent au ralenti, comment l’OBR peut-il justifier que les recettes fiscales ont continué à augmenter ? »
Tatien Sibomana: « Quand les activités commerciales tournent au ralenti, comment l’OBR peut-il justifier que les recettes fiscales ont continué à augmenter ? »

« Le Burundi n’a pas d’industries. Le volume de ses exportations est faible par conséquent, très peu de devises qui entrent pas les exportations », observe-t-il. Bien plus, selon lui,  l’importation est problématique parce que le pays connaît un manque de devises.  La dépréciation monétaire est forte et le peu de commerçants sont dans l’impossibilité dans l’impossibilité de trouver des devises pour importer les produits de premières nécessités, d’où la flambée des prix sur le marché. Pire, constate M. Sibomana, le gros des commerçants a été contraint à l’exil et les activités commerciales tournent au ralenti.

Conséquence, d’après toujours M. Sibomana : les banques ne sont plus sollicitées pour l’octroi des crédits car, on ne demande pas de crédit quand on n’a pas d’activités à réaliser. Et même les crédits octroyés ne sont pas  en train d’être remboursés.

« L’aide bilatérale occidentale est incontournable »

Tatien Sibomana explose : « Comment le ministère des Finances peut dire que le pays se développe sans aucun essor intérieur ? »  Et de marteler : « Le Burundi doit nécessairement recourir à l’aide internationale ».

Sibomana met en doute les propos du porte-parole du ministère des Finances selon lesquels le Burundi est en train de chercher d’autres bailleurs. « Nous voulons du concret. Quels sont ces autres bailleurs du Burundi ?» Et d’ajouter que même l’appui de la Banque Mondiale que le ministère estime à plus de 100 millions USD n’est  pas une aide directe au développement, encore moins un appui budgétaire. Il affirme que le taux de croissance de l’économie burundaise en 2016 est de -4%, selon,  dit-il, les privés. Le ministère quant à lui projette un taux de croissance de 2% à la fin décembre.  Il va jusqu’à mettre en doute les chiffres des recettes collectées mensuellement par l’Office Burundais des Recettes (OBR) : « Quand les activités commerciales tournent au ralenti, comment l’OBR peut-il justifier que les recettes fiscales ont continué à augmenter ? »

2 Comments

  1. Dire que le gros de commerçants est en exil c’est du mépris pure et simple. Twereke ibarabara commerciale canke isoko ritakidandarizwamo. Ni avuge ati “le gros de mes amis commerçant”s canke ati “bcp de mes amis” ariko ntabishire kuri twese.
    Ko ibiharuro vya OBR naho novugako uyu mugabo ari tres loin du commerce réel du Burundi. Ubu OBR idusanga nomuhira muri quartier kuraba ko ataco twanyegeje. Badutwara menshi ariko kandi tumenye iyo ari biraduhumuriza gato.
    Question:
    D’où nos bailleurs tirent ils l’argent qu’ils nous prêtent? D’où tirerons nous de l’argent+intérêts pour rembourser?
    Si on ne peut pas trouver cet argent par nous même comment allons nous le trouver avec intérêts?

  2. Jean-Marie

    Ce pessimisme indefini qui caracterise ceratains au point de se soumettre au chantage de certains bailleurs est deplorable. Une aide dont on dicte comment tu vas l’utiliser et qui doit passer par l’abandon de sa souverainté est un poison qui tue lentement mais surement. Par ailleurs, je ne sais pas si elle en une si tu condidere ce que les bailleurs en tirent.

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