Économie locale

Bujumbura: commerçants et consommateurs constatent une forte hausse des prix des produits alimentaires

BUJUMBURA (ABP) – La montée des produits alimentaires déboussole l’entendement des commerçants et des consommateurs qui indiquent que “certains produits de première nécessité sont rares et coûtent, par conséquent, énormément cher”.

Au marché “le Grenier du Burundi” se trouvant au centre-ville de Bujumbura, l’afflux des acheteurs a diminué, selon les commerçants: “Vous pensez qu’on est en train de travailler ? On n’a pas d’autre choix, sinon on aurait abandonné puisqu’on ne gagne rien”, révèle un commerçant désespéré.

Sur ce marché, l’ABP a constaté la carence du haricot dit “Kirundo” qui est normalement moins cher par rapport aux autres variétés. Là où l’on en trouve, il coûte entre 1.500 et 1.600 FBu le kg. “Du jamais vu”, selon les commerçants et les consommateurs.
La hausse du prix de cette variété est due à ce que cette variété a été sollicitée ces derniers jours pour son prix qui était préférable. Cette situation est la même pour le riz. Il n’y a plus de riz pour moins de 1.600 FBu.

Le kilogramme de farine de manioc est monté de 200 FBu en moins d’un mois, en passant de 1.300 à 1.500 FBu (au mois d’août, il coûtait 1.200 FBu). Quant aux produits frais, le petit pois coûte 7.000 FBu, encore du jamais vu d’après les commerçants, qui ont souligné que la semaine dernière, le coût de ce produit a même atteint 8.000 FBu le kg. Le haricot frais coûte entre 3.000 et 4.000 FBu le kg.

Le prix de la pomme de terre était le même pour la variété locale communément appelée “Ibirundi”, et la variété importée du Rwanda dite “Ruhengeri”, soit 1.100 FBu le kg contre 900 Fbu le kg de la variété appelée mauve ou “Ndinamagara”. Compte tenu de la consistance de ce produit, ce prix est trop élevé, note-t-on.

 

One Comment

  1. Verstehen

    La situation catastrophique s’explique par une série de facteurs
    -Normalement cette période correspond à celle qu’on nomme “soudure” pendant laquelle il n’y a pas grand chose à récolter dans les champs,les produits arrivent à maturité en début janvier et donc sont rare sur le marché
    -Certaines cultures ont été affecté par le double effet “La Nina” notamment le mais et le haricot qui sont restés en terre suite à la sécheresse d’octobre ,les rizières qui attendent toujours des pluies dans la plaine sans oublier certaines tubercules qui sont pourries suite aux pluies mal réparties sur la saison A
    -La baisse conjoncturelle des importations à partir les pays voisins dues aux restrictions sur certains produits(Tanzanie même si la mesure a été levée), l’arrêt du commerce transfrontalier(Rwanda) et la scarcité des devises dans le pays.
    -Enfin, une possible spéculation sur le peu qui existe à l’approche des fêtes de fin d’année n’est pas à exclure

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