Diplomatie, Politique Locale

Et le gouvernement, et le Cndd-Fdd voient la Belgique « derrière les assassinats au Burundi »

Presque cent jours après son élection le 20 août à Gitega, le secrétaire général du parti Cndd-Fdd a fortement musclé son discours. Avant que la tentative d’assassinat de Willy Nyamitwe n’envenime les propos contre la Belgique.

Les propos du Secrétaire Général du Cndd-Fdd contre la Belgique du samedi dernier ont précédé les accusations du gouvernement burundais contre l’ancienne métropole ce matin, dans la tentative d’assassinat de Willy Nyamitwe. Les autorités belges paient le prix de l’asile qu’ils offrent à l’ensemble d’opposants radicaux, qui ont rejoint Bruxelles en provenance de Kigali pour la plupart.
Et ligne de mire, Pacifique Nininahazwe:

Accusée de soutenir les putschistes de 2015, la Belgique a donc subi la colère verbale du général « Neva » (initiales de son nom et prénom) le samedi 26 novembre à Rumonge. Devant une foule des gens mobilisés pour manifester contre l’envoi de trois experts onusiens pour enquêter sur les violations des droits de l’homme au Burundi depuis avril 2015, le général a tenu un long réquisitoire contre la Belgique.

Évariste Ndayishimiye est allé même au-delà du discours préparé par le ministère de l’Intérieur, lequel discours ne contenait que quelques passages contre l’ancien colonisateur pour avoir accueilli en son sénat des hommes recherchés par la justice burundaise.

La rhétorique contre la Belgique fut un fait inhabituel de la part du général « Neva » qui, jusque-là  se montrait plutôt laconique et évitait la confrontation. Une surprise aussi si l’on se rappelle que lors de son investiture, le général avait promis de faire tout son possible pour « renouer avec l’Occident ». Mais le discours de ce samedi prouve le contraire.

Pour rappel, lors de son discours aux allures de procès contre la Belgique, le général « Neva » a vertement accusé  ce pays d’être plutôt « le fomentateur » du génocide contre le Burundi dont se fait écho la FIDH. Il a notamment accusé la Belgique d’avoir armé les jeunes qui ont tenté d’organiser une rébellion dans la foulé des manifestations et du coup d’État de 2015.

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