Économie locale

Ministère des Finances : « Même sans l’aide bilatérale de l’Occident, l’économie burundaise continue à tourner »

Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des Finances a affirmé ce lundi 28 novembre que le Burundi peut continuer à vivre sans l’aide des puissances occidentales.

Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des Finances
Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des Finances

La preuve, selon lui:« Le Burundi vient de passer deux ans  sans l’aide de l’Occident, il n’en est pas mort ». Le porte-parole du ministère des Finances est très rassurant : « En dépit du gel de l’aide occidentale qui renflouait les caisses de l’Etat en devises, malgré la faiblesse des exportations extérieures, malgré aussi le gel des fonds de l’Amisom et des policiers qui étaient déployés en République centrafricaine, au-delà de la chute des transfert des Burundais de l’étranger , le Burundi  connaîtra à la fin de l’année 2016 un taux de croissance estimé à 2% ».

Pour 2017, le ministère des Finances table sur une croissance de 2,9%  portée principalement par  l’agriculture comme cela fut le cas pour l’année budgétaire 2016, indique toujours M. Musharitse. Il fait aussi remarqué que les travaux de développement communautaires ne sont pas capitalisés, ce qui relèverait aussi les chiffres sur la croissance.  Et de marteler : « Comparé à 2015 où la croissance fut négative à cause de la crise, l’état actuel  de l’économie  est  louable.»

L’aide extérieure reste pourtant nécessaire

Musharitse dit que l’aide extérieure est toujours nécessaire et que pour cela, le pays a déjà commencé à chercher d’autres bailleurs de fonds.  Et pour cause : de 2012 à 2014, l’aide variait entre 48 et 50 % du budget de l’Etat avant la crise.  Mais, depuis 2014,   pas de décaissement de fonds de la part de partenaires techniques et financiers pour concrétiser leurs promesses. Mais il fait  remarqué que bien des partenaires traditionnelles continuent à appuyer le Burundi. C’est notamment la Banque Mondiale qui en ces six derniers mois a signé avec le Burundi des accords de plus de 100 millions de dollars.

Signalons que le porte-parole du ministère des Finances a fait cette mise au point après que le 24 novembre, l’Olucome avait sorti un communiqué alarmiste. Gabriel Rufyiri, le président de cette association tirait la sonnette d’alarme que l’économie burundaise est « moribonde », qu’elle se détériore  et que «  si rien n’est fait dans les meilleurs délais, tout ce que les citoyens burundais ont construit pendant plus de vingt ans  pourrait être détruit devant nos yeux. »

One Comment

  1. L’économie burundaise a connu évidemment un petit répit avec l’année 2016 surtout avec le calme relative qui a permis la reprise des activités de création de la richesse. Le secteur des services contribue à plus de 40% du PIB est fortement tiré par les télécoms et la reprise des chantiers des BTP. Au niveau de la production, il existe une hausse légère sur la production du café et du thé. La coopération va certainment se matérialiser vu que les organismes multilatéraux ne sont pas concernés par les gels en cascade de la coopération bilatéral. Un petit bémol cependant est que les ONGs continuent de tourner meme si les centres de décisions sont soit à Kigali ou Kampala, privant ainsi Bujumbura d’une manne substancielle de devises.

    http://www.brb.bi/sites/default/files/indicateur%2008%202016.pdf

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