Éducation

Éducation: comment le MinEduc corrige les irrégularités dans le recrutement et les remplacements

Lors de la retraite d’évaluation du processus de recrutement, de remplacement et de réintégration des personnels de l’enseignement, la ministre Janvière Ndirahisha a reconnu que « le processus de recrutement a été caractérisé par des cas d’irrégularités ces dernières années qui nécessitent des corrections ». La rencontre, qui concerne les acteurs de la gestion du personnel enseignement, se tenait ce jeudi 24 novembre à l’École Technique Professionnelle de Kigobe.

Le ministre a cité ces irrégularités qui portent préjudice au système éducatif et conduisent ainsi à la dégradation de la qualité d’enseignement: non-respect des critères de recrutement, le dépassement des quotas octroyés a chaque direction provinciale d’enseignement, recrutement d’enseignants bénévoles, ou sans aucune autorisation de l’autorité compétente, le recrutement d’un personnel non-qualifie, le remplacement du personnel dont le salaire n’est pas encore suspendu, la concentration des enseignants dans les centres urbains.

D’où l’appel par la ministre de stratégies d’éradication des défis afin de promouvoir la transparence et l’équité lors du processus du recrutement et de remplacement des enseignants.

Mais il y a des défis structurels: alors que le recrutement et la réintégration du personnel sont conditionnés par le quota global octroyé par le ministère des Finances compte tenu du budget disponible, la tâche qui revient au ministère de l’Éducation est la répartition des moyens dans les différentes directions provinciales et communales de l’enseignement suivant les besoins exprimés.
Les directeurs provinciaux, à leur tour doivent travailler en étroite collaboration avec la commission provinciales chargée du recrutement et en commun accord avec le conseil provincial de l’enseignement.
Et à la grande surprise, certains directeurs provinciaux de l’enseignement négligent ces organes consultatifs reconnus par les textes légaux, a remarqué la ministre. Ce qui cause des lamentations de la part des demandeurs d’emploi aux prises avec le manque de transparence et l’équité.

Pour répondre à ces plaintes, le ministère innove: mise en place du service chargé du mouvement du personnel qui travaille en étroite collaboration avec la direction générale des ressources humaines et les directeurs provinciaux, l’interdiction du recrutement fait par les directeurs communaux, la mise en place d’une commission de recrutement de remplacement au niveau provincial, la mise en place des critères objectifs de recrutement et remplacement, la mise en place d’une commission de la vérification du respect des critères de recrutement et de la validation des candidats retenus, la recensement des chômeurs qualifiés dans le domaine d’enseignement, etc.

Cette retraite intervient quelques mois après le déploiement des enseignants, avec des communes scolaires où il ne faut pas recruter de nouvelles unités pour l’enseignement fondamental, notamment Mwaro, Murammvya, la Mairie ou à Cankuzo.
Toutefois, le ministère reste convaincu que presque toutes les provinces scolaires ont besoins d’enseignants qualifiés pour le post fondamental.

2 Comments

  1. Gérard Harerimana

    C’est vraiment une bonne nouvelle pour nous les enseignants qualifiés qui sommes en chômage.Mais quand cela sera mis en application?On attend patiemment la mise en application.merci

  2. Gérard Harerimana

    Il faut également signaler aux commissions qui seront mises pour traiter ces irrégularites d’être très vigilantes en assurant la transparence et l’équité dans le recrutement.Quelques fois le recrutement se faisait en cachette alors demandons qu’il soit annoncé sous forme de communiqué à la radio et sans doute sur les réseaux sociaux comme ça il n’y aura pas des lacunes.merci encore

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