Diplomatie

Bujumbura ne collaborera pas avec les experts onusiens de la Commission d’enquête sur le Burundi

Les Nations Unies ont annoncé hier la nomination de trois membres de la Commission d’enquête sur le Burundi par le Président du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies. Il s’agit de Fatsah Ouguergouz (Algérie), Reina Alapini Gansu (Bénin) et Francoise Hampson (Royaume-Uni).

Leur mandat: entrer en contact avec les autorités burundaises et d’autres parties prenantes, en particulier les organismes des Nations Unies, la société civile, les réfugiés, le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme présent sur le terrain au Burundi, l’Union africaine et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, afin de fournir le soutien et l’expertise nécessaires pour l’amélioration immédiate de la situation des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité.

La réaction de Bujumbura n’a pas tardé: « A ma connaissance, le Gouvernement du Burundi n’a pas changé sa position par rapport à l’issue des délibérations du 33ème Conseil des Droits de l’Homme« , souligne Willy Nyamitwe, chargé de la communication à la Présidence de la République. Et de préciser que les autorités burundaises ne vont pas collaborer avec les experts de la Commission d’enquête sur le Burundi: « Ils ont été nommés sur base du Rapport EINUB que nous avons catégoriquement rejeté, sans que nos arguments pourtant légitimes reçoivent une quelconque attention à Genève ».

La mission des experts onusiens s’avère d’autant plus compliquée que Bujumbura est en pleines négociations avec les Nations Unies sur les nouveaux termes de sa collaboration avec l’Office du Haut-Commissaire pour les Droits de l’Homme, fermé dans la foulée de la contestation du rapport EINUB.
La Commission d’enquête devrait présenter un exposé oral au Conseil des droits de l’homme en mars et juin 2017, ainsi qu’un rapport final lors d’un dialogue interactif sur le Burundi lors de la 36ème session du Conseil en septembre 2017.

3 Comments

  1. Jean-Marie Ntahonkiriye

    I do not disagree with ensuring human rights are upheld however I strongly disagree with this selective and politicaly motivated approach. How about the abuses subjected to our people since the independence? This is hypocritical to say the least.
    We have to understand that the aim to destabilize the current government by those who were behind the failed attempt to throw out the government will never stop and we should act accordingly for the sake of our Nation survival.

  2. The UN should first start the primary investigations and tell us who brought down the aeroplane which carried the two presidents , we want to know who were behind the plot . We want to know where is the black box of that aeroplane, who is keeping it ? We want to who killed our president Ntaryamira in a neighbor country Rwanda.

  3. Gabriel Etienne

    I am sure that this people of the so called Human rights have no legitimacy on Burundi as long as they are being used by the neo-colonialists. The people of Burundi is sovereign and no body in this World is allowed to violate the will of the People of Burundi. I despise this old method of the Imperialists of overthrowing from Power the elected government of Burundi. The accusations of human rights violations in Burundi are fictions and wrongs invented by Belgium and its puppet, the so called ‘radical opposition.

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