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Rufyiri : « Libre à eux de nous critiquer. Mais la société civile pro-Cndd-Fdd était-elle de bonne foi ? »

Après le débat de ce vendredi 18 novembre à Bujumbura où une vingtaine des organisations de la société civile ont envoyé un message clair à la Belgique comme quoi le débat prévu demain le 21 novembre au Sénat de ce pays  pourrait envenimer les relations entre Bujumbra et Bruxelles si l’opposition pro-opposition est invitée, Gabriel Rufyiri livre son appréciation.

arton15191Depuis la capitale belge où il est l’invité dans ce débat au Sénat, le président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et autres Malversations Economiques (Olucome) dit que les conférenciers de ce vendredi avaient le plein droit d’exprimer leurs inquiétudes. « Mais, étaient-ils de bonne foi ? », s’interroge-t-il.

Pour lui, ces associations sont un pur produit du Cndd-Fdd. Et pour preuve : « Aucune d’elles n’a jusqu’ici fustigé la corruption dans les sphères étatiques ». Autre preuve : « Au moment où les autres organisations de la société civile sont radiées ou suspendues temporairement au motif qu’elles se sont écartées de leur domaine d’intervention, voilà cette société civile proche du Cndd-Fdd se lance dans des questions du ressort plutôt de la diplomatie et non de leur domaine. Pourtant, elles ne sont pas inquiétées ».

Rufyiri ne trouve pas d’objection à ce que le Sénat belge  invite des « opposants radicaux ». « L’essentiel, ce n’est pas la personne invitée, c’est le message qui est délivré». Par ailleurs, «  la Belgique a le droit d’inviter celui qu’elle veut », martèle-t-il.

A la question  si les organisations de la société civile qu’il qualifie du Cndd-Fdd n’ont pas droit d’avertir la Belgique  sur la brouille qui pourrait se densifier au regard des invités à ce débat, il répond : «Au Burundi, société civile, opposition, pouvoir, toutes les parties se radicalisent. Chacun va dans son cercle fermé et pense qu’il a la vérité. C’est le compromis qui va sauver le Burundi. Tous les peuples qui veulent réussir vivent autour d’un compromis basé sur un débat honnête et non égoïste».

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