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Faux-film sur le génocide au Burundi: et si la FIDH nous préparait à l’assassinat de Nkurunziza ?

Selon certains analystes, le faux-film de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme – FIDH- pour annoncer un génocide des tutsis au Burundi par Nkurunziza a un but: préparer les esprits à l’assassinat du président burundais, et l’intervention des forces onusiennes.

A première vue, l’opération de la FIDH semble se nourrir de bonnes intentions. Selon la vraie bande-annonce du faux-film, le but de la production cinématographique est « d’éviter un drame ».
Pour prouver sa bonne foi, la FIDH n’hésite pas à souligner que d’habitude, elle ne joue pas avec les mots:

Et d’accompagner cette sortie sur le film par un rapport-fleuve de 200 pages qui, au-delà des chiffres (1.000 morts, 8.000 détenus politiques, 300 à 800 disparus et 300.000 réfugiés), dresse un constat glaçant: le Burundi se dirigerait vers un génocide.
D’où la campagne de promotion mondiale donnée au faux-film, massivement disséminé sur les réseaux sociaux, amplifié par plusieurs boîtes  de communications embauchées pour l’occasion, annoncée sur France 24 et Al Jazeera.

Qu’elle n’a été la surprise hier de découvrir que les images utilisées par la FIDH pour annoncer le génocide burundais proviennent en réalité d’un autre film qui chantait, en 2014, la réconciliation au Burundi.
Et puis, cette annonce de « génocide au Burundi » aurait un semblant de véracité si elle n’était pas connue depuis février 2014. Destinée à mobiliser l’attention de la Communauté Internationale sur la crise au Burundi, elle est chantée par l’opposition radicale qui veut créer les conditions favorables à l’imposition d’une force onusienne de maintien de la paix au Burundi, et rapatrier les militaires burundais engagés dans du peacekeeping à l’étranger comme moyens de pression sur Bujumbura.

La sortie du film de la FIDH s’est d’ailleurs accompagnée par une autre annonce: l’accueil d’un « débat » parlementaire par des élus belges sur la situation des Droits de l’Homme au Burundi, événement dans lequel sont uniquement invitées côté burundais les figures radicales de l’opposition.
David Gakunzi, Pacifique Nininahazwe, Armel Niyongere, le Mouvement MFPPS, etc: pour un pays comme la Belgique, qui dispose d’une ambassade au Burundi, curieux de « débattre » de la situation burundaise sans inviter aucun officiel burundais.

Bref, le coup de promotion que s’est fait la FIDH sur le dos de la crise et des victimes burundaises, en prétendant jouer aux bons-samaritains n’a pas échappé aux lecteurs:

Des centaines de commentaires enflammés sur Twitter et Facebook ont souligné la manipulation de l’information derrière l’opération de la FIDH, dont le faux-film est sorti simultanément avec des souhaits d’assassinat du président Nkurunziza.

En analysant les agissement de la Belgique et de la FIDH, des analystes qui ont notamment connu le génocide rwandais de 1994 se posent une seule question: et si finalement on assistait à une préparation psychologique d’un drame, l’assassinat du numéro un burundais diabolisé comme génocidaire, dans l’espoir que la situation explosive (miraculeusement « prédite » par la FIDH) obligerait « enfin » la Communauté Internationale à intervenir pour éviter le scenario rwandais de 1994 ?
La transition tant rêvée par l’opposition radicale verrait alors le jour.

Pour le moment, arrêtons d’abord d’appeler les violences au Burundi « un génocide ».

6 Comments

  1. Please please! Traduisez ce documentaire avec ces propos et ces attitudes honteux de ce ridicule de docteur président de FIDH et diffusez-les sur tous les medias burundais et les reseaux siciaux, c’est très urgent! Il faut alerter la population burundaise, c’est très urgent!!!

  2. Traduisez-les en Kirundi s’il vous plait (PS: cfr documentaire de Burundi-Forum de ce jeudi 17 Nov 2017 sur les guerres humanitaires, cas de la Libye avec le rôle de FIDH).

  3. Sorry, if you really love Burundi you must stop this virtual scenery of genocide. You know yourself that the so-called mass killings cannot take place in Burundi. We have already known the genocide Hutu. No other genocide will never happen. We forbid you to playing with the life of the ethnies. This play shows that you take pleasure in the sufferings of other people. This is not a good way of calling upon the attention of the international community onto the predicament of the Tutsi of Burundi. Finally, you love neither the Tutsi nor the Hutu. You are only interested in seeing them slaughtering each other. God forbid!

  4. FIDH doit cesser de politiser des drames qui ne sont pas sur l’agenda des Burundais. Pourtant, il y a eu un génocide contre les Hutus en 1972. FIDH n’a pas encore pris l’initiative d’enquêter sur cette tragédie dont les conséquences ne finiront probablement jamais tant que ce mal exécuté de sang froid par le sinistre MICOMBERO, poursuivi et parachevé par ses cousins BAGAZA puis BUYOYA ne sera pas reconnu par l’ONU. FIDH doit cesser de tourner le couteau dans les plaies du peuple burundais qui a déjà vécu à huis clos cette tragédie. Pourquoi cette plaisanterie incessante de très mauvais goût ? Vous souhaitez quoi finalement pour nous burundais puisqu’aucun signe de cette catastrophe tant chantée et souhaitée depuis 2014 n’est visible sur le terrain? Vous avez quel système de vision vous? Ca dépasse la diffamation ce que vous dites vraiment sur le Burundi. C’est inspiré par Satan.
    Que Dieu continue à veiller sur notre pays et vous empêche de continuer à dire vos prophéties sataniques.

  5. FIDH Shame on u!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  6. Jean-Marie Ntahonkiriye

    Burundian have woken up from the hypnotisme of the colonial manipulation! FIDH should know (and anyone else for that matter) that using David Gakunzi, Pacifique Nininahazwe, Armel Niyongere, MFPPS and all those who seem to have sold their souls to the devil, in those fake debats set up to promote and sale the idea of genocide in Burundi will not succeed. Burundian people are intelligent enough to learn from the past and they are looking forwards with determination to defending themselves, their dignity and independance as a Souvarain country. How long do those people need to understand that this evil strategy will not work in Burundi?

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