TIC

Le secteur des Technologies de l’Information et de Communication a tenu relativement bon en 2015

Les TIC restent un domaine  qui connaît bien des défis malgré les performances affichées en 2015

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Cyrille Nibigira, consultant indépendant et président de la chambre sectorielle des TIC à la CFCIB.

« Une croissance de 19%  sur toute l’année.  Elle aurait dû vaciller entre 25 et 30% avec la venue de Lumitel  qui a agrandi la couverture sensiblement et a aussi facilité l’accès aux moyens de communication avec les  téléphones moins chers ». C’est ce qu’a indiqué ce mardi 15 novembre Cyrille Nibigira, président de la chambre sectorielle des TIC à la Chambre Fédérale du Commerce et de l’Industrie du Burundi, CFCIB.

Pour lui, ces performances s’expliquent par le fait que les TIC  sont  un domaine assez spécifique par rapport aux autres,  surtout  quand on parle de la téléphonie par exemple. Pendant la crise, tout le monde avait  besoin d’être informé en  temps  réel.

Il relève des défis qui ont fait que la croissance n’a pas été telle qu’on espérait.  D’avril à juillet, les TIC ont été affectées parce que le réseau de distribution des cartes de recharge ne  fonctionnait pas. Il était difficile d’atteindre tous les endroits de la ville et de l’intérieur. Bien plus, une  partie  de grands consommateurs  ont fui le pays.  Enfin,  il y a eu aussi la venue des applications permettant des communications presque gratuites : WhatsApp, Viber, Telegram, Imo, etc.

En 2016, l’expansion des TIC en termes d’investissement n’est  pas considérable « du fait que ce secteur n’est pas prioritaire au niveau de la Banque centrale».  En outre, « presque tous les opérateurs ont eu des soucis particuliers avec le fisc qui n’a pas été flexible comme il l’était avant la crise».  Par conséquent, il n’y pas eu de création d’emploi parce qu’i n’y a pas eu d’investissement.

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