Politique Locale

Le dialogue inter-burundais en Scandinavie : idées inédites, Cnared pas informé

Japhet Le Gentil Ndayishimiye, un Burundais résidant en Norvège  et ancien président de la diaspora annonce certaines contributions que  son association « Mandela Peace Center » compte soumettre lors du dialogue inter-burundais  du 11 au 13 novembre, respectivement à Oslo, Copenhague, et  Stockholm. Un non-événement, selon  Pancrace Cimpaye.

Enthousiasme chez M. Ndayishimiye qui affirme que des Burundais viendront massivement « pour prouver que réellement ce dialogue conduit par la Cndi est inclusif ».

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Japhet Le Gentil Ndayishimiye: «Fermer la porte à la diaspora n’est pas une bonne solution ».

Comme idée jamais exprimée jusqu’ici, il  croit dur comme fer que  son association ne trouve pas éclairée l’idée  de  ne plus confier de hautes fonctions étatiques à des Burundais  qui ont la double nationalité.  Il faut, selon lui, plutôt briser la tradition qui veut que le pays doit toujours chercher des cadres  dans  les Burundais  résidant  en Belgique. « On dirait que les Burundais éparpillés dans d’autres pays n’ont jamais été à l’école alors que ce sont eux qui ont mieux assimilé l’intégration et les valeurs de la démocratie. Il faut essayer d’autres zones que la Belgique ». Autre solution : aussitôt qu’on est recruté, le gouvernement pourrait  exiger  la renonciation à la nationalité étrangère.  Et de marteler : «Il y a peu de Burundais de l’étranger qui n’ont pas la double nationalité. Fermer la porte à la diaspora  n’est pas une  bonne solution ».

« Le Burundi doit rompre avec l’aide extérieure pour se développer »

Autre idée qui sera exprimée : le changement de mentalité en matière de coopération. Pour M. Ndayishimiye, il faut que le Burundi apprenne à  vivre  de ses propres moyens.« Cela fait cinquante ans que le Burundi reçoit des aides de l’étranger, surtout de l’Occident. Mais il est le pays le plus pauvre de la planète : à quoi bon continuer à recevoir des aides qui nous appauvrissent davantage? »

Il annonce que son association ne sera pas tendre avec les ambassadeurs du Burundi. « Si le Burundi n’a pas bonne presse à l’étranger,  c’est  la faute à nos ambassadeurs qui ne font pas correctement leur travail.  Etre ambassadeur, ce n’est pas signer seulement des correspondances, c’est avant tout amener les investisseurs et les touristes dans le pays. Ce sont ces investisseurs et ces touristes qui feront  la bonne publicité du Burundi ».

Signalons que  M. Ndayishimiye dit ne pas croire au dialogue conduit par  les présidents Museveni et Mkapa. « Ce dialogue se focalise sur 2015 et ignore les événements qui se sont succédé  depuis l’indépendance en 1962 ». Pire, « c’est un dialogue qui risque d’inclure  ceux qui sont  poursuivis par la Justice et qui ont fui le pays ».

Quant à Pancrace Cimpaye, porte-parole du Cnared, il dit ne pas être informé de ce dialogue. « Ça tombe bien puisque le Cnared ne reconnaît pas la Cndi. »

2 Comments

  1. Cimpaye…
    Coca Cola dixit Radjabu Hussein
    Moi j’ajouterais Cimpaye & Co – Chewing gums.

  2. Le probleme avec beaucoup des representants de ceux groupes dits de l’oppodition, c’est qu’ils sont si aveugles qu’ ils ne réalisent pas l’ opportunité offerte par de tels rencontres pour avancer leurs idées et arguments, c’est à croire qu’ ils vivent dans un monde à part!

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