Transports

Les transporteurs demandent un sursis à la décision du maire de Bujumbura sur le stationnement

« Précipitée ». C’est la remarque de Bosco Minani, représentant légal de l’Association des Transporteurs du Burundi (ATRABU) à propos de la mesure instaurant des droits sur le stationnement dans la capitale burundaise.

Il fallait « faire d’abord un recensement des bus  à Bujumbura. Puis préciser s’il y aura traitement spécial pour les vieux bus qui passent plus de temps  chez les  mécaniciens qu’en circulation, réviser les autres taxes qui existaient déjà et mener  une étude sur le manque à gagner des propriétaires de bus ». Bien plus, la décision ne précise pas le traitement réservé aux  véhicules en provenance de l’intérieur : « Il fallait que cette décision soit nationale ».

Pire, affirme M. Minani, « cette décision ne  tient pas compte de la pauvreté des Burundais ».

Ainsi, il demande un sursis sur la mise en application de la décision du maire: « Et si elle entrait en vigueur en  janvier 2017 comme on l’a fait pour  les véhicules de promenade ? », suggère M. Minani. Ce sursis de deux mois serait mis à profit pour sensibiliser chauffeurs et propriétaires de véhicules sur le bien-fondé de la décision de la mairie.

Il demande la bonne gestion de l’argent issu des droits de stationnement et l’affectation de cet argent à la mise sur pied d’infrastructures qui faciliteront le  travail des transporteurs, notamment la construction des toilettes au parkings, des abris contre la pluie et  le soleil, l’éclairage  sur la voie publique, etc.

Signalons que M. Minani n’exclut pas la possibilité de  faire pression sur tous les intervenants  pour une hausse du prix du ticket de transport: « Nous travaillions déjà à perte. Cette mesure vient nous assommer ».

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