Politique Locale

Léonce Ngendakumana : « Le Cndd-Fdd devrait mener une opération de charme en direction de l’opposition »

Le vice-président du parti Sahwanya-Frodebu est convaincu que la tension entre le parti au pouvoir et la communauté internationale et l’opposition peut se décrisper, sans même l’intervention de la médiation, pour peu  que le Cndd-Fdd fasse les premiers  bons gestes.

«  J’ai dit au secrétaire général du Cndd-Fdd, le général Evariste Ndayishimiye et à son adjoint Joseph Ntakarutimana que par le fait-même que le Cndd-Fdd est au pouvoir, il doit prendre les devants pour remettre le pays sur les rails », a confié M. Ngendakumana, ce jeudi 27 octobre à IKiriho, depuis sa résidence de Kiriri à Bujumbura.

« Le pouvoir devrait aussi reculer sa ligne rouge sur la question des putschistes »

Pour lui, le pouvoir Cndd-Fdd devrait abandonner sa tentative de vouloir amender la Constitution  et l’Accord d’Arusha. Il pourrait  ensuite  « prendre la décision de laisser les partis politiques fonctionner conformément à l’article 80 de la Constitution. »  Ici,  M. Ngendakumana exhorte le pouvoir à  laisser notamment les partis politiques  organiser des congrès pour savoir les vrais leaders des partis.

Le vice-président du Sahwanya -Frodebu invite le parti au pouvoir   de  laisser la société civile fonctionner sans interférence de l’exécutif.  Et d’évoquer certaines associations qui « ont été montées  de toute pièce pour faire ombre  à la dynamique de la société civile d’avant la crise ».

Il propose aussi au Cndd-Fdd de se faire violence pour laisser  les médias privés fonctionner librement.

Reculer la ligne rouge sur la question des putschistes

Par-dessus tout, selon toujours M. Ngendakumana, le pouvoir  devrait se transcender pour enclencher le processus de « rapatriement négocié » des anciens dignitaires comme le président Sylvestre Ntibantunganya, le vice-président Gervais Rufyikiri, le président de l’Assemblée Nationale Pie Ntavyohanyuma, des  leaders de la société civile comme Pacifique Ninihazwe, Vital Nshimirimana, Armel Niyongere, Marguerite Barankitse, etc. « Il devrait aussi reculer sa ligne rouge sur  la question des putschistes », a martelé M. Ngendakumana.

Si le gouvernement ne veut pas « tendre la main », il devrait au moins montrer sa bonne volonté dans « les négociations » à Arusha.  Mais sur ce point, M. Ngendakumana ne cache pas son pessimisme : « Des entrevues que je mène avec les délégations de l’ONU ou des Occidentaux, ça se voit,  la communauté internationale -plus précisément l’ONU et l’Occident-  semble fatiguée sur le cas du Burundi et sont en train de se désengager. Elle est désarmée face à la radicalisation du régime Nkurunziza ».

One Comment

  1. C’est encourageant de constater que l’opposition qui, hier reclammait le depart de Nkurunziza à tout prix, commence désormais á changer de language et reconnaisse plutôt la position du gouvernement et je cite: »Cndd-Fdd est au pouvoir, il doit prendre les devants pour remettre le pays sur les rails. »
    C’est domage que l’ opposition investit sa foi aveuglement dans la soi-disante communauté internationale et semble oublier que les Burundais ne sont plus les sujets de celle-ci!
    C’est triste de realiser que ce changement de language n’est autre que le resultat du fait que l’Occident commence à les lacher et je cite: »Mais sur ce point, M. Ngendakumana ne cache pas son pessimisme : « Des entrevues que je mène avec les délégations de l’ONU ou des Occidentaux, ça se voit,  la communauté internationale -plus précisément l’ONU et l’Occident-  semble fatiguée sur le cas du Burundi et sont en train de se désengager. Elle est désarmée face à la radicalisation du régime Nkurunziza ».
    Seul ceux qui ont combatu auprès et pour le peuple ont reussit à gagner la confiance du peuple et ont ammorcé des changements quand bien-même beacoup d’eux ont été lachement assassinés. Ce n’est plus dans les hotels de Bruxelles que l’ ont va decider du sort du peuple Burundais.
    Félicitations à tous ceux qui contunuent à se battre auprès du peuple pour que cela n’arrive plus jamais. C’est une question de dignité et de survie pour notre peuple.

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