Justice

“Pour prolonger la scolarité des filles, passons leur âge de mariage de 18 à 21 ans”

La Ministre de la Justice du Burundi lors d'une rencontre avec la presse
La Ministre de la Justice du Burundi lors d’une visite de tribunaux de Bujumbura

C’est une des solutions envisageables, selon Aimée-Laurentine Kanyana, ministre de la Justice, pour tenter de prolonger la scolarité de la fille burundaise.
Elle répondait ce mardi 11 octobre sur les moyens d’accompagner par un arsenal juridique la fille jusqu’à la fin de sa scolarité tout en respectant les droits que lui confère la majorité juridique de 18 ans, notamment le pouvoir de fonder un foyer.

Le constat étant que beaucoup de filles -même majeures- abandonnent l’école suite aux grossesses non-désirées ou se marient avec risque de ne plus jamais reprendre le chemin de l’école.

Mais la ministre Kanyana constate que la question de protection des filles majeures encore sur le banc de l’école doit faire objet d’un débat entre les ministères concernés, les éducateurs, l’administration, etc. Car, dans tous les cas, « c’est la fille elle-même qui doit être consciente de son avenir pour repousser toute sollicitation  de nature à lui faire abandonner l’école».

Signalons que la ministre de la Justice se félicite que le Code pénal burundais protège au moins la jeune fille mineure (moins de dix-huit ans). Il protège aussi toute fille majeure contre les éducateurs « car un professeur qui courtiserait son élève, cet acte serait assimilé à la corruption ».

Pour rappel : le 11 octobre est la journée mondiale dédiée à la fille.

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