Opinion

Émission publique des porte-paroles à Cibitoke: le regard d’Ikiriho

C’est devenu une coutume, depuis plus de deux ans: chaque trimestre, les porte-paroles des institutions publiques rencontrent les journalistes pour répondre à leurs questions mais aussi à celles des auditeurs qui suivent l’émission en direct. Ce vendredi en province Cibitoke, dès 9h à midi, les journalistes étaient sur antenne en synergie. Ikiriho y était pour la première fois, et livre son regard sur l’émission.

Tout se prépare la veille

A bord de deux bus de Otraco, les journalistes de presque tout les media burundais (1 par medium), débarquent dans la soirée à Cibitoke. Les porte-paroles sont déjà la depuis le matin, pour les dernières touches aux réponses à donner aux journalistes le lendemain. Ceux-ci se retrouvent dans une conférence de rédaction commune pour coordonner les questions à poser. Les doyens en profitant pour mettre en garde les nouveaux: « Interdiction de partager les questions avec les porte-paroles !»

Entente entre journalistes burundais

Bien que les lignes éditoriales diffèrent, avec du respect, se passant la parole à tour de rôle, lors de la conférence de rédaction, les journalistes ont pu présenter et orienter les questions à poser. Des journalistes curieux et documentés: la seule inquiétude était de savoir si la profondeur des réponses sera proportionnelle aux questions posées.

L’émission proprement dite

Organisée en deux tranches, avec un section pour les questions des journalistes et une autre pour les auditeurs, Ikiriho a constaté que les interventions de certains porte-paroles méritaient constamment un recalibrage de l’animateur principal. Le manque des données pour certaines questions se faisait sentir, notamment sur les engagements du gouvernement dans lors de la Conférence de Paris de 2015.
Entre les jeux de mots et les tournures dans les réponses, les journalistes sont restés sur leur soif sur des questions touchant aux projets d’industrialisation qui n’aboutissent jamais (cas de la transformation des tomates à Cibitoke), la gestion des retombées nocives des activités de l’usine de ciment Buseco, l’imposition fiscale sur les cotisations sociales ou encore l’épineuse question sur le porte-parolat des renseignements burundais.

Les questions clés et les interventions au cours de l’émission

La curiosité des journalistes était centrée essentiellement sur l’impact de l’instauration de l’école fondamentale, les différents problèmes évoqués autour de la rentrée scolaire 2016-2017. Les question sur le dialogue inter burundais, les relations du Burundi avec le Rwanda, les manifestations contre le rapport de l’EINUB avant d’embrayer sur les questions économique, la sécurité, l’agriculture et la bonne gouvernance, voici en résumé les informations les plus consultés sur notre @Ikiriho:

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*