Diplomatie

Les lobbys pro-CNARED à Genève pour arriver à placer le Burundi sous Chapitre 7 de l’ONU

“L’opposition radicale burundaise a le bras long en Occident” indiquaient hier deux diplomates africains, de séjour à Bujumbura avant de rejoindre leurs capitales.
Pour ces fonctionnaires venus d’Afrique de l’Ouest: “Du Gabon à Kinshasa, dès que la violence des rues échoue, les opposants recourent aux pressions diplomatiques. Avec l’aide des capitales et organismes internationaux occidentaux acquis à leur cause. C’est le cas du Burundi.

Tous les procédés classiques pour accéder au pouvoir sans passer par la case “urnes” ont été tentés au Burundi. Gouvernement de transition en annulant les élections de 2015 par les manifestations et le putsch, formation de milices urbaines et rebellions, etc.
Face aux échecs de toutes ces tentatives, le CNARED et ses soutiens dits de la “société civile” ont compris que la pression diplomatique était le véritable outil qui leur restait pour faire plier Bujumbura dans un délai raisonnable. Ce que disait Dr Jean Minani dernièrement à Bruxelles: “Nkurunziza peut partir sans user des armes, par négociations et pressions diplomatiques”

Pour y arriver, le Burundi doit passer sous le Chapitre 7 de la Charte des Nations Unies. Celui-ci donne à l’ONU le droit d’imposer au pays considéré une décision sans qu’il ait un mot à dire.
Et pour cela, les lobbys des droits de l’homme doivent jour pleinement la carte du CNARED au Conseil des droits de l’homme. “Ils vont montrer que rien ne va au Burundi et que seule une présence militaire onusienne est le seul garant du retour de la sécurité dans le pays. D’où le ton alarmiste du Rapport EINUB, qui demande d’ailleurs en son point 155 de placer le Burundi sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies si le Gouvernement continue à rejeter la résolution 2303 du Conseil de sécurité“, indique les diplomates ouest-africains.

L’engagement de ces organismes sera affiché lors de la Conférence animée par l’un des Experts du Rapport, avec Maggy et le Frère Ntakarutimana.

Pour rappel, Frère Emmanuel Ntakarutimana, ancien président de la CNIDH, était parmi les participants à la dernière rencontre du CNARED à Bruxelles.
Selon les sources diplomatiques d’@Ikiriho à Genève, “Frère Ntakarutimana utilise tous ses réseaux pour que l’ONU retire au CNIDH son statut A dans la classification des Nations Unies en matière de crédibilité des commissions nationales en charge des droits de l’homme.
En gros, l’ONU ne pourrait plus tenir pour crédibles les rapports de la CNIDH. D’ailleurs, le Rapport EINUB demande “le retrait du Burundi du Conseil des droits de l’homme conformément au paragraphe 8 de la résolution 60/251 de l’Assemblée générale”.

Une 33ème session du Conseil des Droits de l’Homme à hauts risques pour Bujumbura, estiment donc les deux diplomates ouest-africains. “L’acharnement contre le Burundi contraste avec le silence dont jouit des pays comme l’Éthiopie avec la révolte des Oromos réprimée dans le sang. Ou certaines capitales africaines qui ont usé de la manière forte pour étouffer toute velléité de manifestations électorales violentes comme ce fut le cas chez vous en 2015”.

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