Politique Locale

Dr Minani: “Nkurunziza peut partir sans user des armes, par négociations et pressions diplomatiques”

Le Président du CNARED a tenté de remobiliser les sympathisants de la coalition à la clôture de la session ordinaire du Directoire tenue du 14 au 17 septembre 2016 à Bruxelles. Devant une petite salle à moitié vide, le Dr Jean Minani a de nouveau averti la Communauté Internationale et les Burundais: “Si Nkurunziza, en s’appuyant sur son Parlement ou par referendum, modifie la Constitution et supprime les Accords d’Arusha, alors je ne répondrai plus de rien“.

Pour le moment, demande-t-il, “il faut que tous ceux qui veulent le départ de Nkurunziza soient unis. Ce message d’unité doit aussi parvenir à ceux qui ont pris les armes. Unissons-nous, préparons-nous. Car Nkurunziza est le vrai probleme du Burundi, de la région, et même du monde“.

Le Dr Minani est convaincu que “la défaite de Nkurunziza est proche, car il ne sait pas où il va: en tant que président, quand tu vois des enfants gribouiller ta photo, c’est que tu ne représentes plus d’autorité dans le pays“.

Quant à ceux qui pensent que le numéro un burundais peut tenir jusqu’en 2020 et résister à la pression internationale comme Omar el-Bechir, Minani rappelle que “le Soudan a du pétrole, et des ressources internes. Le Burundi n’a non seulement rien, mais en plus, c’est le dernier pays le plus pauvre du monde. Ni l’Angola, ni Sassou Nguesso ne pourront pas l’aider plus d’une fois, car ils sont en crise eux-aussi“.

Du coup, pense Minani, “il faut que nous continuons notre travail de lobbying. Nous avons mené notre lobbying en montrant ce qu’il fallait faire aux gens, et les simples sanctions européennes ont mis Nkurunziza à genoux. Le dollar est passé de 1.500 Fbu à 2.500 Fbu en quelques mois. Qu’en sera-t-il au bout de x années?”

Le président du CNARED est convaincu: “Si les pays de l’EAC, notamment la Tanzanie, ajoutent d’autrex sanctions, ce sera fini pour Nkurunziza. Certains pensent que la Tanzanie aime le Burundi… Mais ils se trompent. Nous y menons notre lobbying, car nous connaissons mieux les Tanzaniens. Nous y avons vécu avant le Cndd-Fdd“.

Pas question donc que le CNARED entre dans un gouvernement d’union nationale, comme le veut justement la Tanzanie: “Nkurunziza parle de cela depuis juillet 2015. Si nous entrons dans son gouvernement, c’est dire que nous aurons reconnu qu’il a un mandat. Or il n’en a pas. Il n’a plus de légitimité. La voie qui reste, c’est de le faire partir par contrainte diplomatique à travers l’EAC“.

Le Dr Jean Minani a aussi tenté de faire taire les dissensions au sein du CNARED, en rappelant que “le Directoire en place sert les partis d’opposition sur base de décisions démocratiquement arrêtées. S’il y a ceux qui ne sont pas contents de notre travail, qu’ils rejoignent Nkurunziza. Ou alors, qu’ils se joignent à nous du moment que nous partageons le même combat, celui de chasser le Cndd-Fdd, et que nous avons la même volonté: celle de rentrer au Burundi”.

Petit détail au passage: alors que les canaux de communication pro-CNARED parlent à longueur de journée d’un génocide des Tutsi au Burundi, les panélistes de la conférence de la coalition étaient tous hutu. Le Dr Jean Minani a tenté de contourner ce débat en demandant de “ne pas ethniciser les morts au Burundi. Certes des Tutsis meurent, mais des Hutus aussi.

2 Comments

  1. taabani nukuri

  2. C’est vraiment “pathetique” que de lancer de tels commentaires?! Comment peut-on prendre quelqu’ un au serieux quand il dit que Nkurunziza est le probleme du monde! A moins qu’il ne fasse reference au monde Satanique, c’est vraiment deplorable!

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