Politique

“Le Gouvernement lance la lutte contre la corruption? Et le mot d’ordre Tolérance zéro ?”

Six ans après la déclaration “Tolérance zéro” à la corruption et à la malversation économique, PARCEM en rappelle la pertinence.

« C’est très étonnant qu’aujourd’hui, on parle encore de la corruption au sein du gouvernement six ans après le mot d’ordre du président de la république Tolérance zéro. On s’en rappelle, c’était le 26 août 2010, lors de son investiture que le Président Nkurunziza lançait ce mot d’ordre sensé mettre en action une action vigoureuse contre la mauvaise gouvernance. Depuis, on n’en parle plus. La déclaration est restée lettre morte si ce n’est que des organisations de la société civile qui crient ».
PARCEM intervient après la déclaration de l’existence des cas de corruption au Burundi par le ministre ayant la Bonne gouvernance en ses attributions lors de la présentation des réalisations du ministère aux élus.

Pour Faustin NDIKUMANA, « la dénonciation de cas de corruption et de malversations économiques n’aboutissent à rien sans lois et règlements accompagnateurs, sans personnes intègres pour leur mise en application ».
Le Président de la PARCEM ajoute que le problème de lois dédiées à la lutte contre la corruption avait été résolu lors des assises de Gitega, en octobre 2010 sous le financement de BINUB: « Avec ces assises, des lois et conditions permettant l’éradication de la corruption au Burundi allaient être mise en place. Tous, nous avions espoir de remarquer de grands changements en matière de bonne gouvernance. Ce qui est incompréhensif aujourd’hui, toutes les propositions faites pour éradiquer la corruption ne sont pas pris en compte ».

Faustin Ndikumana cite ici les cas d’enrichissement illicite qui n’ont cessé depuis malgré les cris de plusieurs organisation de la société civile, la non-poursuite des personnes dénoncées ou soupçonnées de corruption, des dossiers en justice qui ne trouvent pas d’issues.
Il dénonce également la déclaration des biens des personnalités qui intègrent des fonctions publiques, mais aussi l’incompatibilité de services dans la fonction publique, le conflit d’intérêt dans la passation des marchés publiques, la concussion et autre.

Étonné aujourd’hui d’entendre le ministre de la bonne gouvernance lancer encore la campagne de lutte contre la corruption alors que des stratégies ont été montées depuis 6 ans, le Président de la PARCEM demande au ministre de ressortir et de mettre au clair les recommandations de Gitega pour mener à bien la campagne contre la corruption.

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