Sécurité

Atteinte à la pudeur, prostitution, rumeurs: la police burundaise sur tous les fronts

Tout dépend de celui qui observe mais cela suffit pour être arrêté en ville Bujumbura : vêtement indécent, racolage, mendicité ou autre. Dans une conférence de presse animée ce jeudi, le porte-parole de la Police Nationale du Burundi, Pierre Nkurikiye explique pourquoi une cinquantaine de femmes, filles et enfants se trouvent pour le moment sous les verrous: « Elles sont accusées d’atteinte à la pudeur, racolage sur voie publique avec vêtements indécents et prostitution. Les autres sont des enfants de rue arrêtés dans le cadre du programme de ville propre initié par la mairie de Bujumbura ».

Des 50 femmes arrêtées cette semaine (voir photo), la plupart proviennent des zones de Kamenge et Kanyosha. Elles sont dans les cachots de police pour mineurs au quartier industriel, ex-ENAPO, quelques une avec leurs enfants. Par ailleurs, 3 hommes ont été arrêtés, attrapés en délit de prostitution sans pièces d’identités, alors que plus de 90 enfants de ont été retirés de la rue et renvoyés dans leurs ménages.

Les journalistes ont voulu savoir quand est-ce qu’on fait du “racolage” ? Le porte-parole de la PNB tranquillise: “Les policiers qui procèdent aux arrestations savent bien distinguer celui qui cherche delà vendre ses charmes sur la voie publique. Par ailleurs, toutes les femmes arrêtées pour le moment reconnaissent elles-mêmes qu’elles sont prostituées, même si quelques-unes nient avoir porté des vêtements indécents et porté atteinte à la pudeur”.

En plus de ces 50 femmes prostituées s’ajoutent les 9 femmes parmi celles renvoyées du Rwanda après avoir échappé au trafic humain, et deux autres filles arrêtées sur la rivière Ruhwa à la frontière de la RDC.
Un phénomène qui reste d’actualité puisque ces personnes tentent toujours de traverser la frontière en passant par les pays frontaliers du Burundi.

Il n’a pas manqué d’informer l’opinion que la police n’a rien à voir avec le suicide du jeune homme qui s’est tranché la gorge sous prétexte de harcèlement. Des dossiers sont confectionnés selon le crime de chacun, les innocents sont relâchés aussitôt établi.
Concernant les personnes accusées dernièrement de diffuser des rumeurs sur les réseaux sociaux, Pierre Nkurikiye fait savoir que sur 54 personnes arrêtées, 8 seulement dont l’administrateur du groupe et son adjoint restent détenues. En de rappeler que la diffusion des rumeurs est un crime connu et puni par la loi en vigueur: “La police ne cessera pas de traquer ceux qui sèment les rumeurs, tout en respectant ceux qui s’informent et veulent informer les leurs. Il faut seulement s’assurer que les informations diffusées ne portent pas atteinte à la sécurité nationale”.

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