Politique

PARCEM: “Il faut un monument national au Burundi pour les Accords d’Arusha”

A 6 jours du 16ème anniversaire de la signature des Accords d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi (28 août 2000), la PARCEM revient sur l’importance et la nécessité de ces derniers. Il appelle les Burundais à les immortaliser : “A voir leur caractère inclusif, il faut que cette date du 28 août 2000 soit enregistrée dans les annales historiques du pays. Ses acquis sons très importants, comme le partage du pouvoir entre la communauté nationale fondé sur le génie d’une démocratie consensuelle qui permet de sauvegarder les intérêts de la majorité et de la minorité“.

Le Président de la PARCEM Faustin Ndikumana fait savoir en outre que c’est à partir des Accords d’Arusha qu’émanent des corps de défense et de sécurité reconnus par tous, qui renforcent la stabilité en prévenant des actes de génocide et les coups d’État dans le sens d’un monopole du pouvoir par une seule composante ethnique.

Ainsi, ces Accords ont permis de jeter les bases d’une bonne gouvernance universelle permettant de baliser les faiblesses humaines pour qu’elles ne constituent pas une entrave à la bonne gouvernance: “A travers la Commission Vérité et Réconciliation et d’autres mécanismes, ces accords ont par ailleurs permis aussi de tracer une trajectoire d’une réconciliation véritable pouvant cicatriser les blessures profondes laissées par des crises antérieures“.

Faustin Ndikumana insiste sur le symbole que constituerait ce monument pour les Accords d’Arusha, surtout pour la jeunesse: “Le fait que notre nation soit toujours debout, c’est qu’à un certain moment les Burundais ont pris la stratégie de rompre avec le pessimisme, pour se tourner vers l’espérance. Un espoir que notre jeunesse devrait se partager pour savoir comment le Burundi a eu sa renaissance“.

2 Comments

  1. rwenyuza Bangiricenge

    M’enfin c’est quoi cette hystérie!

    Comment vouloir faire un moment pour un accord le plus déséquilibré que l’humanité ait jamais connue.

    Imaginer un seul instant, si les Noirs Américains qui sont 20% de la population Nord Américaine devraient disposer de 50% des postes de commendement dans l’armée nord américaine; pensez vous un seul instant que les autres le supporteraient.

    C’est pathétique: l’accord d’Arusha est une abomination, une injustice pour un bon nombre de burundais.

  2. LÉOPOLD NZOBONIMPA

    Il importe de d’abord saluer, l’approche des sages qui à l’époque, prirent la décision de procéder
    à pareil pourcentage lors du partage de pouvoir en 2005, soit 60% aux ”tutsi” et 40% aux ”Hutu”. Ce fut une façon d’amorcer le changement. En termes clairs, les sages d’Arusha ont adopté une démarche psycho-sociale que dis-je, une démarche que n’importe quel sage averti aurait exploitée. En résumé, comme le Bon Dieu aime le Burundi (imana ikunda uburundi), histoire du passé non lointaine, juste en 2000, il n’y a pas eu ni gagnant ni perdant, contrairement à ce qui s’est passé chez les voisins de l’autre coté de Nyabarongo!

    Ceci dit, après la transition, les choses devraient changer et on l’a vu! Point n’est besoin d’y revenir, car, si tel est vrai, qu’à un homme correspond une voix, les Hutu, parce que majoritaires, ils devraient gagner la tête haute, on L’a vu! Si quelqu’un n’est pas d’accord avec moi, c’est son droit. D’autre part, Si quelqu’un a des doutes, prière patienter, demain en 2020 (ejo si kure disent les burundais), la tendance devra se maintenir. Ngo imbwa niyo yahiye k’umurizo, iti ejo burakeye tuharabe.

    Ceci étant dit, il n’est pas impossible que demain, si un candidat tutsi, méritant pose sa candidature puisse gagner les élections, l’important est qu’il le mérite. Il n’y a pas très longtemps, personne n’aurait imaginé qu’un noir pouvait rêver d’être, un jour, président des Etats-Unis d’Amérique! Tout le monde est témoin, Barake OBAMA, vient de faire deux mandats et avec brio! N’eût été le respect de la constitution, sans aucun doute, il allait battre avec tant d’avance et Hilary CLINTON et son challanger TRUMPH, la tête haute!

    Salutations aux frères et soeurs burundais
    J’embrasse tous les anciens collègues de l’IGE,
    Bisous aux belles dames de l’IGE à BUJA-BURUNDI

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