Politique Locale

A Gitega, l’Uprona jure par le mot “renaissance” ce dimanche en regardant vers 2020

L’Union nationale pour le Progrès arrive au carrefour: ou bien c’est une mutation profonde qui lui permettra de survivre au paysage politique actuel, ou bien l’Uprona s’enterre définitivement. Ses leaders en sont conscient et se disent “prêts” pour opérer de grands changements ce dimanche.

Mais une grande question se pose sur la personne qui incarnera ce changement. Qui sera le futur patron d’un parti longtemps déchiré par des crises internes ?

Tout au long de cette semaine, @Ikiriho a eu des bribes d’informations sur des grandes décisions qui seront prises dans le congrès de Gitega. Des petites réunion depuis ce lundi aux petits groupes de réflexion à Kumugumya s’observaient jusque ce vendredi soir, l’unique objectif étant de trouver un architecte pour unifier l’Uprona et mener le parti vers “des innovations”.
Peut-on dire que les Upronistes sont devenus trop ambitieux ? Ont-ils vraiment tiré les leçons de leurs erreurs sur les 50 ans et plus d’existence, comme le souligne Gaston Sindimwo ?

Une chose est certaine: il y aura un avant 14 août 2016 et un après.

Même si certaines sources font état de trois noms déjà choisis pour prendre les rennes de l’Uprona, des sources concordantes disent que les paris restent ouverts pour le congrès de Gitega. @Ikiriho vous propose un aperçu sur les quatre possibilités du nom du prochain président de l’Uprona.

  • Si l’Uprona mise sur la jeunesse, l’innovation et la diplomatie: une certaine opinion au sein de l’Uprona trouve que Philipe Gateretse, l’actuel conseiller politique et diplomatique à la première vice-présidence, serait le choix idéal. Jeune, au contact facile avec le monde diplomatique, on le présente comme une alternative fiable pour rajeunir le parti jusqu’ici considéré comme “une formation politiques des has-been”.
    A l’inverse de ceux qui louent cette candidature, ses détracteurs juge Gateretse incapable de nager au milieu des requins de la politique burundaise.
  • Si l’Uprona mise sur le leadership féminin: de Hillary Clinton à Angela Merkel, le monde d’aujourd’hui est séduit par le fait de voir une femme aux commandes, surtout dans les pays en voie de développement comme le Burundi. Même si l’on veut relooker l’image du parti, il existe donc des tentations pour reconduire Concilie Nibigira à la tête de l’Uprona: l’expérience et le dévouement de cette femme qui a survécu aux calomnies et aux insultes des médias en 2014 sont précieux pour le parti.
  • Et pourquoi pas une présidence hutu du parti ? Pour se positionner en vue de 2020, “il faut être stratégique”, affirme-t-on à Kumugumya. Certaines sources avancent donc le nom d’Etienne Simbakira, un natif de Cibitoke, député de 2010 à 2015. Avec cette candidature aux commandes de l’Uprona, le parti entend se défaire de l’étiquette “de parti tutsi”.
  • Si l’Uprona mise sur l’unification: le nom de l’Hon. André Ndayizamba ou celui d’Abel Gashatsi reviennent. Certaines sources parlent même d’une “candidature secrète” de dernière minute, qui ferait l’admiration de tous, à la fois côté Nditije et Uprona officiel.

Quoi qu’il en soit, on aura la réponse définitive ce dimanche. Et tous les observateurs sont unanimes sur un point: “Quels que soient les résultats du congrès, ils vont renforcer le leadership actuel du parti.”

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