Politique

Gaston Sindimwo: “L’Uprona doit rester la pierre qui assure l’équilibre institutionnel et social au Burundi”

A la veille d’un congrès de l’Uprona décrit comme crucial, @Ikiriho rencontre Gaston Sindimwo, premier vice président et principal artisan du changement générationnel au sein du parti du Père de l’Indépendance burundaise.

Dans quel contexte organisez vous ce congrès, quels sont les objectifs vises ?

Aujourd’hui, le parti Uprona est dirigé par un directoire de quelques personnes. Nous organisons un congrès national pour quitter l’esprit exceptionnel dû à l’annulation du congrès de 2012 par le ministère de l’Intérieur. Nous voulons mettre en place des nouvelles structures officielles du parti tel qu’appréhendé par la Cour Suprême. On reverra également les textes qui régissent le parti.

Comment évaluez vous l’évolution de l’Uprona depuis la crise de 2014 et quel est le bilan ?

Bien qu’on note actuellement une tranquillité dans le déroulement des activités des Badasigana, notre parti fait toujours face à différents défis suite aux crises cyclique qui l’ont secoué. Et les conséquences se manifestent dans les urnes: en 1993, l’Uprona avait 16 parlementaires. En 2005, il obtenait 10 parlementaires et en 2010, il en a eu 16 parlementaires après le retrait d’autres partis du processus électoral. Aujourd’hui, nous savons à quoi est dû ce déclin. Nous nous sommes donc bien préparés avec de nouvelles stratégies pour remonter la pente. Nous assumons nos échecs, et nous nous investissons pour une cohésion effective au sein du parti Uprona. Désormais, les Badasigana seront unis plus que jamais autour des idéaux du Prince Louis Rwagasore.

Mais que pensez-vous de vos frères, Charles Nditije et ses amis ?

Je vois où vous voulez en venir. Les gens se trompent beaucoup sur ce point: Nditije n’est plus membre de l’Uprona mais membre de la coalition Amizero y’Abarundi. Ceux qui se sont coalisés dans Amizero ne peuvent pas revenir dire qu’ils sont des Badasigana, car ils ont fait campagne contre l’Uprona. Le jour où ils voudront rentrer, ils enlèveront les chapeaux qu’ils ont pris pour afin mettre celui de l’Uprona, et nous les attendons à bras ouverts. Aujourd’hui, le parti a le devoir de transformer les mentalités des Badasigana, pas d’être dans des querelles sur Nditije ou un autre. Le moment est venu d’être uni, fort et indivisible.

Que répondez vous à ceux qui croient que vous êtes de la mouvance, et non de l’opposition ?

Le parti Uprona n’a pas fait campagne avec le Cndd-Fdd. Il ne peut donc pas être dans la mouvance. Le Cndd-Fdd a remporté la victoire pendant les élections de 2015 et l’Uprona a eu ce que vous avez vu. Nous sommes ici par les urnes et surtout par respect de l’Accord d’Arusha. L’Uprona est un parti de gouvernement, de l’indépendance et de la  négociation. Ces trois principes nous guident car nous croyons profondément que Uprona est la pierre angulaire qui assure l’équilibre favorisant l’harmonie de l’État burundais. C’est un parti qui aujourd’hui, reste et doit rester uni pour ainsi sécuriser et équilibrer la société burundaise.

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