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“Où sont passées les recommandations des assises sur la justice de Gitega, il y a 3 ans?”

Trois ans après la tenue des états-généraux de la magistrature à Gitega en août 2013, la PARCEM remarque que les recommandations issues de ces assises n’ont pas été mises en œuvre depuis.

« C’est regrettable aujourd’hui que dans toutes les réunions organisées dans la gouvernance économique, la gouvernance politiques, les lamentations reviennent sur le secteur judiciaire. On y parle toujours d’impunité, de corruption, de crimes économiques et politiques. La problématique de l’état de droit au Burundi est jusque même dans les questions à étudier dans les négociations à Arusha ».

Et Faustin Ndikumana cite les violation des droits de la personne humaine, des cas de dossiers pénal non-clos, des cas d’injustice inchangé alors que tout cela faisait partie des recommandations des assises de Gitega. Le président de la PARCEM trouve que la justice aujourd’hui devrait avoir une autre image plutôt qu’être une source de conflits et de malentendus à tous ses niveaux : « Les états généraux de la magistrature du mois d’août 2013 étaient un grand événement. Tout le monde était rassuré par ces assises. Tous les avaient réclamées. Et il est ressorti des recommandations pertinentes qui semblaient vouloir reformer la justice et la rendre plus importante».

Il cite ici ces points forts touchés lors des assises: c’est entre autres l’indépendance de la justice et la responsabilité du juge, le fonctionnement du système judiciaire, la reforme de la chaîne pénale, l’administration pénitentielle, la justice sociale et commerciale.
Prenant l’exemple de la considération de la place de la Cour Suprême qui devait être un symbole de manifestation progressive de l’indépendance de la magistrature, Faustin Ndikumana regrette que ces recommandations restent toujours lettre morte : « Seule l’adoption de la culture de mettre en application ce qu’on a décidé dans différentes assises permettrait à faire des pas de géant dans la stabilité politique et dans la croissance économique du pays ».

Il souligne également que la justice est l’un des facteurs fondamentaux dans l’évaluation de l’environnement des affaires dans un pays. Ceci parce que, dit-il « Les investisseurs potentiels doivent être sûrs d’être protégés par la justice quand ils viennent dans un pays. Ce qui n’est pas peut être le cas au Burundi alors que notre pays a tant besoin d’investissement dans plusieurs secteurs ».

La PARCEM interpelle “toute personne qui a la responsabilité du ressort de ces assises“, de faire tout ce qui est à sa charge pour que ce rapport puisse sortir et servir de dynamique nécessaire pour le changement du système judiciaire.

One Comment

  1. Je devais trouver des infos sur ce sujet, c’est chose faite, merci beaucoup

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