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“Faire passer en quatre ans de 10 à 50% le taux de pénétration des TIC au Burundi”

Ikiriho a rencontré le secrétaire exécutif du SETIC, organe gouvernemental chargé de la promotion de l’accès aux TIC au Burundi.

@Ikiriho: Quelles sont les missions du SETIC ?

Pas-plus Ntahombaye: Le Secrétariat Exécutif des Technologies de l’Information et de la Communication dépend du ministère ayant les TIC dans ses attributions. Il a vu le jour par un don de la Banque Mondiale, tout comme notre partenaire BBS. Notre mission première est d’assurer l’interconnexion gouvernementale. Ainsi, le réseau ComGov connecte actuellement 51 institutions de l’État, avec la possibilité d’un débit de 2,5 Mb/s et cela sur une durée de 10 ans. ComGov offre également une capacité intranet qui n’est pas encore exploitée: les études en cours nous permettrons de lancer des applications tel que le courriel et l‘e-gouverment qui va gérer les fichiers gouvernementaux. En parallèle, nous avons le “Bernet“, qui est un réseau de presque toutes les universités du Burundi. Le SETIC assure par ailleurs le suivi de toutes les études et projets du gouvernement ou des privés dans le secteur des TIC.

Où en est le Burundi avec les TIC ?

Le taux actuel de pénétration des TIC au Burundi, de 10 delà 15%, nous montre l’immensité du chantier qui reste: nous voulons avoir dans les prochains 4 ans un taux qui avoisine les 50%. Et nous sommes confiants, puisque nous avons déjà la fondation.

Quelle place occupe le Burundi en matière des TIC dans l’EAC ?

Le Burundi possède le plus large réseau de fibre optique dans la région, mais paradoxalement, il est le dernier pays en matière d’exploitation. Pour confirmer notre positionnement, il faudra des applications propre au contexte burundais, avec la possibilité de faire bénéficier au simple citoyen du Burundi l’accès à la fibre optique: médecine, téléphonie mobile, vidéo conférence pour les entreprises et décideurs différents, etc. C’est en exploitant toutes ces applications qu’il sera facile de changer notre position en matière de TIC par rapport aux autres pays de l’ EAC.

Pourquoi la tarification dans le domaine des TIC reste élevée, alors que la fibre offre les chances de diminuer sensiblement les prix ?

Bien que les prix soient actuellement décidés par les opérateurs, il faut qu’il y ait un cadre de concertation entre le gouvernement, les opérateurs mais aussi les usagers pour fixer l’harmonisation des tarifications. C’est ici qu’on mettra l’accent sur les prestations de la BBS qui a dans ses projets la démocratisation de l’accès à la la fibre optique.

Quel sont les grands projets dans les secteurs des TIC aux Burundi ?

Les études en cours sont en priorité sur l’extension du ComGov aux institutions à l’intérieur du pays. Ensuite, il y a le projet “E-Education” qui permettra aux établissements de l’enseignement, depuis la primaire jusqu’à l’université d’avoir accès à une bibliothèque numérique et faciliter les recherches académiques. Il y a aussi le projet d’installation des télécentres dans tout le pays: celui de Rumonge est déjà opérationnel, et il est en cours d’installation à Bubanza. Ainsi, un élève, un fonctionnaire ou un simple cultivateur peut passer à un télécentre naviguer sur le web, et savoir ce qui se passe au bout du monde.

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