Économie locale

Manque des devises, Bujumbura Conference Center, etc: Butore fait le tour de l’économie burundaise

Un tour de l’économie du Burundi avec le deuxième vice-président de la République Joseph Butore. Il tenait une conférence de presse ce mardi 19 juillet, accompagné par les ministres des Finances, du Transport et celui du Commerce, le Gouverneur de la BRB ou encore le patron de l’OBR.

Tous les gros acteurs de l’économie burundaise étaient dans la grande salle des réunions du Ministère des Finances: représentants de la Mairie, ministres, la CFCIB, les représentants des différentes banques ainsi que des différents commerçants venus de tous les coins du pays.
A l’ordre du jour, une sorte d’évaluation de l’étape franchie depuis une réunion similaire à Banga, en décembre 2015 sur le développement et la dynamisation du commerce.

La question qui inquiète le pays a été posée évidemment: les devises de plus en plus rares. Mais aussi les taux d’intérêt galopant dans les banques, l’électrification non-suffisante du Burundi, le développement de l’agriculture et du secteur de l’hôtellerie et du tourisme, etc.

Sur la question des devises, le gouverneur de la BRB a rappelé: “Il n’y a pas dépréciation du FBU dans le pays !”, ajoutant qu’une commission a été mis en place pour assurer la régulation et le contrôle des taux officiels et ceux du marché parallèle.
Le représentant du ministre du Commerce et de l’Industrie a quant à lui a fait savoir que l’intensification des zones économiques spécialises et la construction du “Bujumbura Conference Center” sont des projets entrepris, et des priorités. Le représentant du ministère des Transports a parlé de la construction de la route Bujumbura-Kalemi qui va faciliter les échanges entre Burundais et Congolais.

Le 2ème VP a d’abord fait le constat des progrès “spectaculaires” en matière de réglementation de l’activité économique après la conférence de Banga. Il a ensuite insisté sur l’intensification de la sensibilisation des commerçants sur les lois fiscales pour éviter d’être pénalisés ainsi que le fait de privilégier les dialogues et arrangements entre banques et commerçants.
Il a rappelé que l’une des solutions pour réduire la carence des devises est de produire plus et diversifier les produits exportables: “Ce qui veut dire investir dans le secteur agricole”.
Il a aussi interpellé les commerçants qui ont fui le Burundi à revenir reprendre leurs activités au vu de l’amélioration claire de la situation sécuritaire depuis juillet 2015.

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