#BurundiDialogue

1 million $ pour maintenir soudé le CNARED, via une ONG basée en Suisse

La rencontre de ce dimanche à Bruxelles était le rendez-vous du ça passe ou ça casse. Plusieurs observateurs avait averti d’un risque de scission du CNARED, après la mise au pas de Nyangoma déchu de la présidence de la coalition, suivi du départ bruyant de Radjabu.
Et puis tout s’est passé autrement. Non seulement l’explosion du CNARED n’a pas eu lieu, mais la coalition est passée à une vitesse supérieure en adoptant la feuille de route à présenter au facilitateur, qui la rencontrera en fin de semaine. Avant de rencontrer l’Union Européenne, qui partage avec le CNARED notamment la défiance envers l’actuel Secrétaire Général de l’EAC.

Les membres du CNARED lors de la rencontre avec l'UE
Une dizaine de membres du CNARED suivant l’exposé de trois fonctionnaires de l’UE, hier à Bruxelles

Qu’est-ce qui s’est donc passé ?

Selon des sources diplomatiques fiables, une somme d’un million $ aurait été versée à une ONG suisse sur instigation d’un diplomate américain “très actif dans la pression sur Mkapa afin que le Facilitateur rencontre le CNARED”.
Officiellement, cet argent vise la formation des membres du CNARED à la négociation. Mais en réalité, cette somme est un appui logistique à la coalition pour qu’elle reste soudée.
Le contact avec cette ONG suisse a été facilité notamment par la présence d’un proche de l’ex-président Pierre Buyoya qui travaille en Centrafrique comme chef de mission de ladite ONG, après avoir occupé des postes à la Francophonie, à l’UE ou au PNUD.

La soudaine accalmie des animosités internes au sein du CNARED a surpris plus d’un, quand on sait par exemple la méfiance des ex-présidents Ntibantunganya et Ndayizeye ou de Léonce Ngendakumana contre Minani. On se souvient aussi que tout ces stars du CNARED ont été incapables de s’entendre sur une candidature commune, et en 2010, et en 2015.

Finalement, les trois semaines d’intense pression sur l’équipe de la facilitation pour inclure le CNARED comme voix officielle de l’opposition burundaise n’auront pas été vaines. Ceux qui avait participé à la reprise des pourparlers inter-burundais, les Ntibantunganya, les upronistes, les Nyangoma, qui risquaient tous la suspension du CNARED pour n’avoir pas suivi la ligne de la coalition se sont sagement rangés après l’arrivée de “l’appui logistique”.

Après avoir imposé le CNARED dans les pourparlers, reste à savoir si les puissances occidentales parviendront à imposer à l’opinion burundaise que le tandem Minani-frondeurs-ADC est plus idéologiquement cohérent que Rwasa ou le CNDD-FDD.

4 Comments

  1. rusanganwa joseph

    laisser ces mensoges

  2. Basiste

    J’aime tous

  3. Quel est le nom de cette ONG Suisse?

  4. Gilbert Bitariho

    Cela pourrait être vrai même si la tendance est flagrante. c’est evident l’UE veut bien le départ de Nkurunziza, kandi irafasha murivyinshi pour atteindre l’objectif, mais ce que j’ai du mal à comprendre dans l’attitude de PN et compagnie, c’est cette manque d’intelligence diplomatique, dire non à tout, s’isoler. S’ils pouvaient montrer médiatiquement des faits réels de développement, le climat ethnique s’entretient de les deux camps, on laisse place aux rumeurs…le dialogue est la solution si on tient à l’intérêt général, autrement turiko turikwegera twese!

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