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Accélération de la tentative de diviser la FDN avant la reprise du dialogue à Arusha

Le Gnl de Brigade Athanase Kararuza, en poste au sein de l'AMISOM
Le Gnl de Brigade Athanase Kararuza, alors en poste au sein de l’AMISOM il y a quelques années

Nous l’écrivions il y a une semaine: l’opposition radicale passe par tous les moyens pour semer le chaos dans le pays en divisant l’armée.

L’embuscade de ce matin contre le Général de Brigade Athanase Kararuza, Conseiller Principal chargé des questions de Défense et de Sécurité à la Première Vice-présidence le démontre à suffisance. Cet ex-FAB, qui a été numéro 2 de la Mission internationale pour le soutien en Centrafrique (MISCA), et était resté fidèle au président Nkurunziza lors du putsch de mai 2015 vient d’être tué dans une opération commando à Gihosha, au nord de Bujumbura.

Voyant le danger venir, le Général a tenté de se réfugier au lycée du Saint Esprit, avant qu’une grenade ne soit lancée contre son véhicule. Il a succombé, ainsi que sa femme et un garde, alors qu’un de ses enfants est aux urgences à l’hôpital.

Cette attaque survient après une autre hier soir, toujours au nord de Bujumbura, au domicile du Colonel Donatien Ndabigeze, un officier de la FDN, ex-PMPA, à Carama.  L’officier supérieur y a perdu sa jambe, son épouse et un visiteur du couple tués. Toujours par une attaque commando.

Le plan “kamwe kamwe” se poursuit donc: un gradé hutu tué aujourd’hui, un autre demain, puis un officier supérieur tutsi quelques jours après, le tout pour briser la cohésion de l’armée burundaise.
Afin de légitimer une intervention internationale massive au Burundi, comme la MAPROBU, ou les 3.000 polices souhaités des Nations Unies. A défaut, l’opposition radicale compte peser ainsi de façon significative sur les prochains pourparlers sous le facilitateur Mkapa, à Arusha, du 2 au 6 mai prochains.
Le Gnl de Brigade Athanase Kararuza, originaire de Bujumbura rural, dans la commune de Mugongomanga, est issu de l’ISCAM {1986}. Diplômé de l’École de Guerre à Beijing, et formé au Centre d’Études Stratégiques de Washington, cet ancien séminariste laisse quatre orphelins, dont un garçon.

2 Comments

  1. soleil VUGUKURI

    On n’est pas dupe! Nul n’ignore que ces attaques ne visent autre chose que de peser dans les pourparlers à venir prochainement. Apparemment certains Tutsi sont tellement déterminés à renverser le pouvoir CNDD FDD qu’ils en arrivent à tuer les leurs pour mettre le crime au dos du pouvoir de Bujumbura! Ils ont l’espoir qu’en tuant un général tutsi l’armée va se diviser…Rien n’est joué. Quand on a tué le général Adolphe, on a compris que c’était de la provocation. Il en est aussi le cas aujourd’hui avec l’assassinat du général de brigade KARARUZA. J’invite les Burundais à rester unis malgré les épreuves qu’ils traversent comme ils l’ont fait avec la mort du général Adolphe. Le Burundi survivra aux coups des fossoyeurs de la démocratie. Vive le Burundi Uni et solidaire! Vive l’armée professionnelle et unie!

  2. RWAMUHIZI Déo

    UNE trés BONNE Réflexion mais je voudrais vous faire une petite rectification ce n’est pas certains tutsi seulement plutôt certains hutus associés à certains tutsis sont tellement déterminés à faire cette sale bésogne. Mon point de vue est que si tous restons unis et sereins ils n’y parviendrons jamais.

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