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Dix jours diplomatiquement décisifs: la sécurité en jeu à Bujumbura, le dialogue en question

Alors qu’il reste 10 jours avant le Sommet des Chefs d’État de l’EAC qui devrait se pencher de nouveau sur la crise burundaise, Bujumbura va vivre un véritable ballet diplomatique décisif d’ici la fin du mois.

Le Bureau de l’Assemblée Nationale recevant ce matin le Président du sénat kényan Hon. David Ekwee Ethuro à la tête d'une mission d'information parlementaire de l'Union Interparlementaire et du Forum des Parlements de la CIRGL
Le Bureau de l’Assemblée Nationale recevant ce matin le Président du sénat kényan Hon. David Ekwee Ethuro à la tête d’une mission d’information parlementaire de l’Union Interparlementaire et du Forum des Parlements de la CIRGL

En plus du Secrétaire Général des Nations Unies qui va rencontrer le président Nkurunziza ce mardi matin, après une nuit dans la capitale burundaise, cinq Chefs d’État et de Gouvernement mandatés par l’Union Africaine sont aussi attendus cette semaine.
Les partenaires au développement et les différentes institutions attendent aussi le rapport des observateurs de l’UA ainsi que celui de l’Assemblée législative de l’EAC. Une mission d’information parlementaire de l’Union Interparlementaire et du Forum des Parlements de la CIRGL est aussi en visite au Burundi.

Dix jours décisifs au niveau diplomatique, qui devraient avoir des conséquences sur le plan sécuritaire.
Selon le schéma en place depuis la veille de la période électorale en 2015, il faut s’attendre à plusieurs actes de perturbations de la sécurité dans la capitale afin de mettre la pression sur les différentes délégations en signalant la force de nuisance de l’opposition armée.  Jets de grenades, tirs durant la nuit, enlèvements ou harcèlement des forces de l’ordre risquent d’être au menu. D’autant plus que les relais médiatiques de l’opposition, notamment sur les réseaux sociaux, vont récupérer la communication sur ces opérations en dénonçant “des arrestations massives” alors que la question des droits de l’homme sera au cœur des pressions diplomatiques.

Mais la donne est en train de changer: l’approche de la Communautaire Internationale tient de plus en plus compte des violences de l’opposition radicale, tout en insistant sur l’unique voie de sortie de la crise qu’est le dialogue.
Les “acteurs violents” écartés par la résolution 2248 du Conseil de Sécurité, toute la question devrait être de savoir avec qui dialoguer, en plus des enquêtes réclamées sur les violations massives de droits de l’homme.

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